De Si Doux Mensonges – Kate Noble

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Titre: De Si Doux Mensonges

(Original: Winner Takes All, Book 1: The Game and the Governess)

Auteur: Kate Noble

Date de Parution: 13 Juillet 2016

Éditeur: J’ai Lu Pour Elle, Collection Aventures et Passions, 416 pages

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Présentation de l’auteur:

Kate Noble est une romancière américaine mais également une scénariste pour l’écran. Ses romances lui permettent de jouir du titre d’auteur à succès à échelle nationale, notamment grâce à ses séries « Blue Raven » et « Winner Takes All », et nombres de ses œuvres ont été repérées et acclamées par le Publisher’s Weekly. 

Retrouvez son site www.katenoble.com

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Quatrième de Couverture:

Ned, comte d’Ashby, n’a aucune inquiétude face à Turner, son secrétaire et ami, qui l’a mis au défi de séduire une dame en se glissant dans la peau d’un simple roturier. A l’occasion d’un voyage d’affaires; ils se rendront dans le Leicestershire où personne ne le connaît; là, ils échangeront leurs rôles, et Turner ne pourra que constater le pouvoir de son charme irrésistible ! Ce que Ned ignore, c’est que Phoebe Baker, sur laquelle il va jeter son dévolu, le hait sans l’avoir jamais rencontré parce qu’elle le juge responsable de ses déboires financiers. Et qu’elle a juré de se venger.

Quiproquos, mensonges et jeux d’orgueil… L’amour sortira-t-il vainqueur de ce dangereux méli-mélo ?

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Description

Les personnages principaux: Phoebe et Ned.

Phoebe Baker est une jeune femme issue d’une famille respectable et qui dit bonne famille, dit bonne éducation. Malheureusement – ses parents tous deux décédés – elle se retrouve non seulement orpheline mais également dépourvue de toit et d’argent. Toutefois, l’éducation reçue ne s’étant pas révélée finalement inutile, elle se résigne à commencer une toute nouvelle vie dans la peau d’une gouvernante, abandonnant ainsi derrière elle l’espoir d’un avenir serein et insouciant de jeune lady. Quelques années passent, et Phoebe a eu le temps de s’adapter à sa position et même à apprécier son travail. Mais toute sa sérénité s’envole lorsque le comte d’Ashby fait son apparition à Puffington Arms où elle occupe son poste de gouvernante. Même si elle a fini par accepter son sort et à refouler son dégoût pour l’homme qui lui a gâché l’existence, le simple fait de le voir fait ressurgir les mauvais souvenirs et la rancune qu’elle lui porte. Car le comte d’Ashby est bel et bien coupable de la ruine de sa famille… et de sa vie. Phoebe, ayant gagné en maturité et abandonné toute envie de vengeance, se résout à éviter autant que possible cet arrogant personnage tout en continuant à exercer son travail. Mais cette visite n’a pas que des mauvais côtés puisqu’avec le comte est aussi venu son secrétaire, Mr. Turner, un homme étrange au sourire bancal qui sait lui redonner le sourire… un sourire qui l’a quitté des années auparavant. Saura-t-il se frayer un chemin jusqu’à son cœur ou son étrangeté est-elle dû à un quelconque secret qui pourrait profondément la blesser ?

Le comte d’Ashby, Edward « Ned » Granville, également surnommé Ned le Chanceux car extrêmement chanceux du point de vue de nombre de personnes, se trouve doté d’un charme irrésistible qui lui permettrait de conquérir n’importe quelle femme. Ce dont n’est pas sûr son ami et secrétaire John Turner, qui est certain que le titre joue un rôle plus important dans ses conquêtes que son adorable personnalité. Alors vient l’idée d’un pari: Ned devra séduire une femme avec pour seule arme sa personne, et ce en deux semaines seulement. Pour cela, Ned et Turner se rendent à Puffington Arms, chez les Widcoates, où nul ne pourra le reconnaître. Il se glisse alors dans la peau de Mr. Turner, le secrétaire, tandis que son ami hérite du rôle de comte. Commence alors la partie de chasse. Sûr de ses compétences, confiant, Ned ne traîne pas et cherche une proie parmi les nombreuses lady de la maison. Mais Ned le Chanceux se rendra bientôt compte que la chance n’est pas un outil très fiable pour cette mission et se verra donc de nombreuses fois déçu… sans compter le fait que sa nouvelle position semble rendre sa tâche beaucoup plus ardue que ce qu’il pensait. Et c’est alors qu’il croise Miss Baker, gouvernante à l’éducation irréprochable, capable de le regarder sans aucun mépris pour sa classe sociale. Une proie idéale pour remporter son pari… Toutefois, il lui faudra user beaucoup de patience pour l’approcher car Miss Baker semble nourrir une aversion certaine pour le comte Ashby, ce qui pourrait se révéler dangereux pour le jeu… ou encore pour lui-même.

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Extraits:

Extrait 1

« La présence d’une salle de bains à Puffington Arms n’avait rien de surprenant. C’était peut-être le seul élément fonctionnel ajouté par une lady Widcoate à l’imagination débordante. La pièce au sol carrelé comportait un accès direct vers les cuisines situées un étage plus bas, où l’on chauffait l’eau destinée aux ablutions.

Une autre surprise l’attendait. Ned avait l’habitude des salles de bains, mais il ne les partageait jamais. Dans sa résidence londonienne, il avait une salle de bains rien qu’à lui, à côté de sa chambre à coucher.

Mais pas de problème ! Il partagerait bien volontiers avec d’autres invités celle de Puffington Arms.

Partager l’eau du bain, en revanche, cela le perturbait…

– Danson, qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il quand la porte se fut refermée derrière eux.

– C’est votre bain, monsieur.

– Mais l’eau est… (Opaque, sale et pleine de savon, pensa-t-il.) Elle a déjà servi…

– Evidemment ! Monsieur le comte a pris son bain le premier, comme il se doit. Ensuite, sir Nathan, puis les deux enfants.

– Je vais me baigner après quatre personnes ?

– Estimez-vous heureux, monsieur Turner. La plupart de ces dames se sont lavées ce matin pour l’arrivée du comte.

Le valet se pencha vers Ned et chuchota:

– On ne va quand même pas faire couler un bain rien que pour vous. Ça coûte très cher, un bain.

Ned croisa son regard. Danson s’écarta poliment, puis aida son maître à se déshabiller et à entrer dans l’eau trouble.

– Splendide ! Merveilleux ! marmonna Ned en rassemblant tout son courage. »


Extrait 2

« Ned lui retourna son plus beau sourire.

Elle était plutôt jolie, cette Mme Rye. Elle se donnait un mal fou pour en imposer aux demoiselles, ou pour se valoriser à ses propres yeux, peut-être. En était-elle consciente ? Toujours est-il qu’elle avait fière allure et un sacré sens de la réplique.

A travers ses cils, elle lui décocha un regard adouci par la lumière des bougies. Clairement, il l’amusait.

Je vais peut-être m’en sortir facilement, après tout, pensa Ned, soulagé.

Il n’avait pas de temps à perdre. Tout doucement, il fit glisser son pied sous la table pour trouver celui de sa voisine. Il ne rencontra que ses jupons de soie.

Les bonnes apportèrent le plat suivant, porc et mouton rôtis, et Mme Rye oublia la présence de Ned. Doucement, celui-ci força le passage à travers les dentelles. Tout d’un coup, il rencontra enfin une cheville rebondie au-dessus d’un soulier… et la caressa de haut en bas.

– Monsieur Turner ! hurla-t-elle.

Ned se redressa brusquement et se cogna au pied de sa chaise en retirant le sien. Mme Rye le fusilla du regard, outrée, et très embarrassée d’avoir crié aussi fort.

Les autres avaient fait un bond sur leur chaise et les fixaient d’un air ébahi.

Oh, bon sang… Ned fit alors la seule chose qui convenait. Très raide sur sa chaise, il demanda poliment:

– Oui, madame Rye ? Quelque chose ne va pas ? »


Extrait 3

« – Rose adore organiser ce genre de duel.

– Et que diriez-vous d’un baiser ?

Elle releva la tête.

– Pardon ?

Avant qu’elle puisse protester, il plongea les mains dans ses cheveux blonds et plaqua sa bouche sur la sienne.

C’était arrivé si vite qu’elle ne sut comment réagir. Une seconde avant, il était assis là, accoudé au petit bureau, la regardant manger. Il… Il s’était rapproché d’elle pendant qu’ils bavardaient. Et tout d’un coup… Il avait fondu sur elle.

Cela n’avait rien d’anodin, les baisers, surtout dans ce genre de circonstances.

Ses lèvres étaient chaudes, et leur pression sur celles de Phoebe avait quelque chose d’insistant. Il lui tenait le visage avec une grande douceur, ses doigts se mêlant à ses cheveux blonds. Sans s’en rendre compte, il était en train de défaire sa tresse. Elle sentit un délicieux frisson la traverser, encore plus intense que le précédent.

Il avait les yeux fermés, constata-t-elle.

Est-ce que tout le monde s’embrassait en fermant les yeux ?

Le baiser prit fin aussi soudainement qu’il avait commencé. Mr Turner s’écarta un peu, les mains posées sur les joues de Phoebe.

– Splendide… merveilleux… chuchota-t-il avec son fameux petit sourire en coin.

Puis il se pencha à nouveau vers elle et…

Et Phoebe décida qu’elle en avait eu assez. »

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Mon Avis:

Prise d’une petite envie de lire une romance historique, j’ai jeté mon dévolu sur ce roman à l’auteure encore inconnue à mes yeux. Le résumé me semblait plutôt engageant et même prometteur, mais en fin de compte, je suis ressortie de ma lecture plutôt déçue ainsi que… qu’ennuyée.

L’histoire en elle-même n’est pas si mauvaise que cela même si elle manque un peu d’action, d’animation selon moi. L’auteure veille à ne pas précipiter les choses et l’ensemble se déroule plutôt paisiblement… trop paisiblement même. Nous avons droit à un peu de suspense seulement à la fin du livre et encore, nous nous doutons déjà du déroulement final. En dehors de cela, l’histoire est plus focalisée sur l’amitié de Ned et de Turner et le pari que sur l’histoire d’amour entre le comte et Phoebe ce qui est assez dommage à mon goût. Elle est tout bonnement passé au second plan. Certes, le pari prend une place importante dans le récit mais la romance en prend une tout autant ! Et je crois que c’est ce qui m’a manqué le plus: l’histoire d’amour. Je ne l’ai pas ressentie, je n’ai pas été touchée par la relation de Ned et Phoebe et donc cette « romance » m’a laissé quelque peu de marbre. Donc pour dire court, j’ai suivi leurs aventures avec distance, voire impassibilité, tout en ayant progressivement réussi à entrer dans l’histoire grâce au pari devenant incontrôlable ou encore aux diverses trahisons… Mais tout cela sans pour autant ressentir une quelconque émotion intense…

Passons un peu aux personnages, c’est-à dire Phoebe et Ned. Même si nous avons droit quelques fois au point de vue de Turner ou encore d’une des résidentes de la maison, Leticia, ce sont eux qui restent les protagonistes du roman. Phoebe Baker est le modèle de la gouvernante parfaite: elle est éduquée, patiente, impassible et correcte. Bien qu’elle soit de bonne naissance et que la perte de son statut ne fut pas aisé et assez douloureux, Phoebe ne s’est pas laissé abattre et profite de chaque instant de bonheur qu’elle peut attraper. C’est un personnage plutôt renfermé, et même discret, qui ne montre pas grand-chose de ses sentiments jusqu’à la réalisation de son amour pour Ned. Pour être sincère, je n’ai pas été totalement convaincu par ce personnage. Il me manquait un petit quelque chose chez elle… Plus de passion ? Plus de réactions de sa part ? Plus « d’humanité » ? Je ne suis pas sûre, mais le fait est qu’elle m’a semblé passablement fade. De ce côté-là, je n’ai pas été séduite. Passons à Ned, dit Edward le Chanceux. Pour son cas, c’est le contraire de Phoebe. Nous avons une conscience aïgue de sa présence tout au long de l’histoire, non seulement parce que l’on a droit à son point de vue plus souvent et parce que c’est l’un des instigateurs du pari, mais aussi parce ses émotions transparaissent plus souvent. Il est quelque peu arrogant mais sa maladresse et sa confusion face à ses nouvelles obligations arrivent quelque fois à nous faire sourire, tout comme ses faux-pas et ses inconvenances. Toutefois, comme pour Phoebe, ses émotions manquent de – je ne sais pas – de vie, de conviction. Quant aux rapports entre Ned et Turner, ils m’ont semblé assez tendus. Compréhensible étant donné la situation, mais j’ai rarement observé une véritable amitié entre eux et tout au long du livre, nous voyons cette « amitié » vieille de dix ans se détériorer et quasi voler en éclat sans espoir de réconciliation. Et même dans ce cas-là, je ne suis pas arrivée à éprouver quoi que ce soit pour lui, ou pour qui que ce soit d’autre, et c’est cela qui me gêne horriblement. L’indifférence que j’ai éprouvée pour ses deux personnages est réelle et j’en suis la première désolée car cela aurait pu être une très bonne romance si les sentiments étaient plus développés. Les seuls qui aient plus ou moins réussi à capter mon attention furent les enfants des Widcoates, Rose et Henry, dont s’occupe Phoebe. Une petite brise d’insouciance enfantine a été plus que bienvenue…

Par contre, je n’ai aucun reproche à faire du côté de l’écriture. Elle est fluide et irréprochable. Bon, peut-être pas autant que cela car j’ai plusieurs fois eu envie de fermer le livre après avoir lu de nombreuses fois « Splendide, merveilleux » – une des maximes favorites de Ned. Ce n’est pas si grave que cela, et même insignifiant à vrai dire, mais j’ai néanmoins été consternée par cette répétition. Hormis cela, le roman est bien écrit et j’en suis la première ravie après les objections que j’ai eu face à l’histoire ou aux personnages.

Pour résumer – et je ne vais pas vous mentir -, De Si Doux Mensonges fut un roman qui ne m’a pas emballé, principalement à cause des protagonistes trop ternes. Et, comme je l’ai déjà fait remarquer plus tôt, je pense sincèrement que cette romance avait du potentiel mais, malheureusement, elle n’a pas su gagner mon cœur. Peut-être que ce sera le cas d’autres lecteurs – et je l’espère d’ailleurs – mais pas le mien.

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