Cygne Noir |Tome 1: Fille de l’Orage – Richelle Mead

Fille de l'Orage

Titre: Cygne Noir, Tome 1: Fille de l’Orage

(Original: Dark Swan, Book 1: Storm Born)

Auteur: Richelle Mead

Date de Parution: 11 Juin 2010

Éditeur: Milady, Collection Bit-Lit, 512 pages

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Présentation de l’auteur:

Originaire du Michigan, Richelle Mead est une auteure américaine principalement axée sur les romances paranormales – ce qui est expliqué en majeure partie par sa passion pour les mythologies et le folklore. Elle est principalement reconnue pour sa série « Vampire Academy » qui a été un véritable succès à échelle internationale. Ses autres séries telles que « Georgina Kincaid » ou encore « Cygne Noir » ont également su fasciner les lecteurs, notamment par leurs univers uniques et leurs personnages aussi intrépides qu’attirants.

Retrouvez son site www.richellemead.com

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Quatrième de Couverture:

Ça, c’est tout moi ! Aucune vie sexuelle pendant des mois, et d’un coup, tous les obsédés de l’Outremonde se mettent à me courir après…

Eugénie Markham est chaman. Dotée de grands pouvoirs, elle exerce un fructueux business en bannissant de notre monde les Faës et autres esprits qui s’y aventurent. Engagée pour retrouver une ado enlevée dans l’Outremonde, Eugénie découvre une prophétie qui met au jour des secrets bien gardés de son passé et lui réservent de très désagréables perspectives d’avenir ! Eugénie a beau manier la baguette avec autant d’assurance que le flingue, il lui faut des alliés pour une telle mission. Elle aura Dorian, un roi Fae séducteur avec un faible pour le bondage, et Kiyo, un magnifique changeforme.

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Description

Le personnage principal: Eugenie.

Eugenie Markham, surnommée également Odile Cygne Noir, est une des chamans les plus puissantes de son temps malgré son âge plutôt jeune  – à savoir 26 ans. Son devoir en tant que telle ? Bannir les esprits qui se sont aventurés dans le monde des humains dans l’Outremonde – où est leur place – ou pire, dans l’Inframonde, le Royaume des Morts. Ses journées se résument à ceci: chasser les esprits, manger, chasser les esprits, un peu de détente sous forme de puzzle, et bien sûr, chasser les esprits. Sa vie sociale est un véritable néant: pas d’amis – hormis sa famille, sa secrétaire et son colocataire – et pas d’amant non plus. Mais c’est alors qu’elle tombe sur Kiyo et s’ensuit un nuit passionnée… jusqu’à ce qu’elle découvre que ce dernier lui cache quelque chose et qu’il prend la fuite.

Tentant d’oublier cet épisode fantastique malgré sa fin étrange, Eugenie se remet au travail. Tombe alors une curieuse demande qui la rend perplexe et également inquiète: retrouver une adolescente disparue, soit-disant kidnappée par des Faës, qui se trouve apparemment… dans l’Outremonde. Si elle hésite à accepter, elle est bientôt distraite par des problèmes bien plus personnels… En effet, depuis un temps, les créatures de l’Outremonde semblent la reconnaître alors que son identité a toujours été tenue secrète. Mais ce n’est pas ce qui l’interpelle le plus, bien que cela la perturbe. Non. C’est le fait que ces esprits semblent avoir tous la même et unique envie: la posséder – et au sens biblique du terme.

Au vu des événements, Eugenie décide de se mettre en route pour l’Outremonde pour ramener l’adolescente perdue chez elle. Et c’est de cette façon qu’elle fera la connaissance de Dorian, un roi Faë plutôt séducteur – bon, disons carrément séducteur – à qui elle demandera de l’aide. Sa mission, au départ, était claire: récupérer la fille. Mais bientôt, tout se compliquera et de nombreuses révélations verront le jour… Et qui alors sera prêt à la soutenir ? Dorian, le roi Faë plutôt troublant ou Kiyo, le séduisant changeforme ?

L’Univers 

En dehors du monde des hommes existe l’Outremonde, un monde où vivent des créatures différentes, notamment des Étincelants – autrement dit, des Faës.

Les terres dans l’Outremonde sont découpés en royaumes où règne un roi ou une reine Faë. Chaque territoire a sa particularité propre en fonction du souverain qui le dirige car terre et souverain sont étroitement liés d’une façon profonde et inexplicable. Les paysages sont donc très changeants et radicalement différents – ce qui se perçoit tout particulièrement lorsque la frontière entre deux royaumes est franchie.

Chaque roi et reine se doit d’être puissant alors, inéluctablement, chacun d’entre eux présente des pouvoirs importants, que ce soit un pouvoir sur la terre ou encore sur l’air. Evidemment, les souverains ne sont pas les seuls à disposer de pouvoirs et leurs sujets en sont tout aussi capables, bien que les leurs peuvent ne pas se révéler aussi étendus…

Se trouve aussi l’Inframonde, le Royaume des Morts. Mais inutile de préciser quel est son rôle, il me semble assez évident ;)

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Extraits:

Extrait 1

« Je l’entendis se lever et s’approcher de moi. Un instant plus tard, du bout des doigts, il effleura mes blessures, suivant leur tracé. Son contact se révéla léger et réellement attentif. Je n’aurais pas dû le trouver érotique – pour un tas de raisons -, pourtant il le fut. Il fit lentement descendre ses doigts jusqu’au bas des griffures, puis les fit remonter avec la même lenteur.

– Je ne peux pas vous dire ce qui vous a fait ça, dit-il enfin. Mais je peux vous assurer que ces griffures vous ont été infligées en faisant appel à la magie. Si je devais émettre une hypothèse… ce serait telle que vous avez été marquée.

– « Marquée » ? Comment ça ?

– Je pense que ce – ou celui – qui vous a fait ça avait l’intention de vous pister. Tant que ces marques restent sur vous,  ce – ou celui – qui les a faites peut vous retrouver.

Je frissonnai, et cela n’avait rien à voir avec le fait que j’étais torse nu ou que ses doigts étaient encore sur moi.

– Vous pouvez m’en débarrasser ? demandai-je.

– Non. Elles pourraient finir par s’estomper d’elles-mêmes, mais je ne peux vous dire quand. Qui les a faites ?

J’hésitai une seconde de trop à répondre.

– Un homme.

Dorian écarta les doigts, paume contre mon dos, avant de constater:

– J’aurais bien du mal à vous griffer ainsi de là où je me trouve. Il faudrait que nous soyons face à face et que je vous tienne dans mes bras.

Je ne répondis pas.

Contre ma peau, je sentis son souffle et compris qu’il riait tout bas; et qu’il devait s’être rapproché de moi…

– Eh bien, eh bien…, murmura-t-il. Eugenie Markham , tueuse d’Étincelants, qu’avez-vous fait ?

– Je n’en sais rien.

Il laissa ses mains courir le long de mon dos, jusqu’à se poser sur mes hanches, avant d’ajouter:

– Cela vous ronge, n’est-ce pas, d’avoir laissé quelque chose que vous haïssez à ce point vous toucher ainsi ? Vous avez aimé ?

– C’est pas vos oignons ! Et vous n’êtes pas obligé de vous coller à moi. (Je fis volte-face, sans baisser les bras, et conclus en reculant d’un pas:) L’inspection est finie.

– Comme vous voudrez. Mais je ne suis pas sûr que vous ayez réellement envie qu’elle le soit.

– Je ne couche pas avec…

Je laissai ma phrase en suspens. Dorian l’acheva pour moi.

– … les noblaillons ?

S’avançant d’un pas, il me rejoignis et posa ses mains sur mes bras, les serrant plus fort qu’il n’aurait dû le faire; même s’il n’aurait en fait pas dû le faire du tout… J’aurais voulu le repousser, mais j’en étais incapable. Bien plus grand que moi, il se courba légèrement pour que nos visages se retrouvent au même niveau. De près, il sentait la cannelle.

– Savez-vous, dit-il à voix basse, que malgré votre réputation, tout homme de ce château donnerait la lune pour être votre amant ? Partagez mon lit, cette nuit, et je vous amènerai moi-même chez Aeson pour combattre à vos côtés. »


Extrait 2

« Lâchez-la ! ordonna l’élémentaire.

– Maître…

– Lâchez-la, répéta-t-il. Elle ne tentera rien, parce qu’elle sait que si elle risque un seul pas dans cette direction… (Il glissa la main contre le cou de ma mère, le maculant d’une trace boueuse, et il ajouta:) Je lui brise la nuque.

Les esprits me relâchèrent. Je restai prudemment sur place.

– Je vais te tuer ! lançai-je, d’une voix rendue rauque par l’étranglement et les cris. Je vais te réduire en pièces avant de t’envoyer en enfer !

– Ça m’étonnerait, répondit-il. A moins que tu ne tiennes pas à la vie de celle-ci… (Puis, se tournant vers l’un de ses esprits-servants:) Viens et prends-la. ( L’esprit s’exécuta et ma mère inconsciente passa dans ses bras. L’élémentaire lui ordonna:) Si Odile Cygne Noir se montre ne serait-ce que menaçante, tue cette femme !

– Odile Cygne Noir se montre toujours menaçante.

Le visage de marbre, l’esprit s’était exprimé d’une voix dénuée de toute intonation sarcastique. Apparemment, l’un des esprits-servants avait un sens de l’humour aussi développé que le mien…)

– Tu sais ce que je veux dire ! s’impatienta son maître. (Il me rejoignit et se campa à quelques centimètres à peine de moi.) Je te laisserai vivre, m’assura-t-il. Je laisserai aussi ta mère en vie. Tout ce que tu as à faire, c’est de ne pas t’opposer à moi pendant que je ferai ce pour quoi je suis venu. Quand j’en aurai terminé, nous partirons et vous laisserons en paix. Comprends-tu ?

Une fureur noire bouillonnait en moi. Je sentais les larmes s’accumuler au coin de mes paupières. J’aurais voulu sauter sur lui et lui crever les yeux. J’aurais voulu lui piétiner l’entrejambe jusqu’à ce que plus personne ne puisse dire s’il était mâle ou femelle. J’aurais voulu le livrer à Perséphone en une pile de débris sanglants.

Mais j’avais peur… J’avais si peur qu’en risquant fût-ce un clignement de paupières, ils se décident à tuer ma mère. Déjà, elle gisait, inconsciente et inerte, entre les bras de l’esprit-servant. Pour ce que j’en savais, elle pouvait être déjà morte, mais quelque chose me disait qu’elle ne l’était pas. Quoi qu’il en soit, je ne pouvais prendre le moindre risque.

Aussi acquiesçai-je d’un hochement de tête à l’intention de l’élémentaire. Une larme glissa sur ma joue.

– Bien ! (En l’entendant exhaler un soupir discret, je compris qu’il avait aussi peur de moi que j’avais peur de lui.) A présent, déshabille-toi. »


Extrait 3

« Je me sentais nauséeuse, en proie au vertige. Mon corps était perclus de trop de douleurs pour que je puisse les inventorier. Kiyo, […], se tenait près de moi et me considérait avec gravité, les yeux brillants.

– Hé ! lançai-je en tendant vers lui une main hésitante. (Sa fourrure était douce comme de la soie. Je la caressai précautionneusement. Le coordination de mes mouvements n’était pas encore au top. Ses poils caressaient ma peau avec la douceur du plus léger des baisers.) Un sacré truc, non ? repris-je d’une voix approximative. Comment ça va, pour toi ?

Sans me répondre ni reprendre forme humaine, Kiyo se contenta de venir nicher son museau contre ma main. Je souris, mais me sentis soudain trop faible pour maintenir le bras levé. Je portai la main à mon côté. Un épais liquide s’en écoulait. Baissant les yeux sur mes doigts, je vis qu’ils étaient poissés d’un sang sombre et brillant.

– Oh, bordel ! murmurai-je. (Le monde avait recommencé à tourner autour de moi. Des tâches noires apparaissaient au centre de mon champ de vision.) Nous devons… aller… quelque part, poursuivis-je avec difficulté. Fais quelque chose. Transforme-toi. Je ne… peux pas conduire.

Le regard intense et empli de solennité, Kiyo ne me quittait pas des yeux.

Il posa son museau sur mes genoux et je recommençai à le caresser, sans me soucier de poisser de sang sa brillante fourrure. Je ne comprenais pas pourquoi il ne s’était pas encore métamorphosé. Se pouvait-il qu’il ne me comprenne pas, dans cette incarnation ? Non. Cela paraissait peu probable. Il m’avait toujours comprise jusque-là.

Puisque Kiyo ne se décidait pas à m’aider, j’allais avoir besoin de quelqu’un d’autre. Mon portable devait se trouver quelque part dans la voiture. Je pouvais appeler Roland ou Tim. Mais où pouvait bien se trouver ce foutu téléphone ? Vu l’état dans lequel j’étais, je ne pouvais me glisser sur la banquette arrière. […]

Je pouvais essayer d’ordonner à un esprit de venir m’aider. Étant donné mon état de faiblesse, mieux valait éviter Volusian. Peut-être Finn ? Comment devais-je m’y prendre, déjà, pour l’appeler ? Impossible, soudain, de m’en souvenir.

– Aide-moi…, murmurai-je à Kiyo. Pourquoi… tu veux pas m’aider ?

Des tâches blanches dansaient à présent devant les noires. Je fermai les paupières et cela s’arrangea un peu.

– Je crois que… je vais me reposer, dis-je en m’allongeant lentement. (Installée en travers des deux sièges, je laissai ma tête reposer côté passager.) Juste pour une minute. D’accord ?

Pour toute réponse, j’entendis un gémissement plaintif, assez semblable à celui d’un chien. Kiyo devait s’être dressé sur son arrière-train, car je sentis deux pattes et un museau se poser près de mon genou.

– Pourquoi tu m’aides pas ? demandai-je de nouveau alors que des larmes coulaient de mes paupières closes. J’ai besoin de toi.

J’entendis s’élever un nouveau gémissement affligé et contrit. Je tendis la main et m’agrippai à sa douce fourrure. Je m’accrochai à ses poils comme si ma vie ne tenait plus qu’à cela. Puis, mes doigts glissèrent et ma main retomba. »

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Mon Avis:

Ce premier tome a été une assez bonne surprise je dois dire, car en lisant le quatrième de couverture, j’étais loin de me douter que ce livre serait si passionnant – et si addictif surtout ! C’est agréable de tomber sur un livre qui se trouve être – au final – au-delà de nos espérances !

Alors, ce qui m’a tout de suite émerveillé – oui, c’est un grand mot, mais pourtant vrai ;P – c’est l’univers construit par l’auteure. J’ai été impressionnée par l’imagination dont elle a fait preuve autant pour les personnages que pour le décor. Cette dernière allusion est particulièrement valable pour l’Outremonde. Ce monde recèle beaucoup de surprises et amène également beaucoup d’interrogations, ce qui le rend d’ailleurs si fascinant à mes yeux. Je suis vraiment avide de découvrir tout ses secrets, surtout après l’aperçu de ces capacités ! Des royaumes habités par des Faës et dirigés par des rois, des paysages aussi différents que changeants… il y a de quoi attirer l’attention ! Mais si le décor est intéressant, ses habitants le sont tout autant ! Le mode de vie des Faës, leurs coutumes, leurs pouvoirs, tout cela est plutôt original et radicalement différent des habitudes humaines.

Autant continuer sur la lancée et parler personnages, et notamment d’Eugenie, Dorian et Kiyo, les trois protagonistes principaux de ce livre. Bon, je ne suis pas du tout partisante des triangles amoureux (je déteste ça pour dire vrai xd) et je n’ai pas changé d’avis sur ce point, mais ici, en l’occurrence, je ne la trouve pas particulièrement gênante – pour le moment en tout cas. Parlons donc un peu de ces trois-là, à commencer par Eugenie. Alors Eugenie est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui n’hésite pas à sortir son arme en cas de besoin – et tuer – et qui méprise tout ce qui appartient à l’Outremonde. C’est une héroïne au caractère fort, une guerrière, et sa langue peut se révéler acerbe par moments ! Elle ne l’a vraiment pas dans sa bouche et je crois que c’est ce qui fait tout son charme :D. Il y a ensuite Kiyo, l’affriolant changeforme qui ne cesse de nous surprendre aussi bien positivement que négativement. On ne sait pas vraiment grand-chose à son sujet mais j’ai comme l’impression que nous en saurons bien plus sur lui par la suite. Je l’ai assez apprécié mais pas autant que le dernier personnage qui est bien plus captivant à mes yeux, c’est-à-dire Dorian, roi des Faës de Terre de Chêne. Celui-là, je l’adore ! Non, à bien y réfléchir, je l’aime énormément. C’est un personnage complexe, original qui nous intrigue par ses actions et ses paroles contradictoires. A première vue, c’est un incorrigible séducteur, frivole, quasiment toujours léger et insouciant, et pourtant, nous savons qu’il est intelligent, qu’il cache des choses et que, surtout, il n’est pas indifférent à Eugenie… Il m’a fait bien rire et même si je risque de me faire taper dessus par les admirateurs de Kiyo, je suis de son côté pour la conquête d’Eugenie ;).

Mais il n’y a pas que le triangle amoureux dans cette histoire ! Car il faut prendre en compte les jeux politiques des royaumes de l’Outremonde, les révélations, les diverses manœuvres pour atteindre Eugenie, les combats… et tout ceci est si bien ficelé, si bien mené qu’il est impossible de tomber dans l’ennui ! D’ailleurs, l’écriture fluide nous permet d’apprécier l’ensemble dans toute sa splendeur et ce point est important car, selon moi, une bonne écriture est déjà la moitié du succès.

Pour dire court, c’est un premier tome impressionnant qui m’a littéralement séduite et dont j’ai hâte de connaître la suite ! Surtout après la façon dont nous avons quitté Eugénie… Mais je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le suspens ;). Je file par ailleurs me procurer le tome suivant sans attendre !

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Cygne Noir, Tome 1: Fille de l’Orage – Richelle Mead


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