Reapers Motorcycle Club |Tome 1: Possesseur – Joanna Wylde

Possesseur

Titre: Reapers Motorcycle Club, Tome 1: Possesseur

(Original: Reapers Motorcycle Club, Book 1: Reaper’s Property)

Auteur: Joanna Wylde

Date de Parution: 26 Juin 2015

Éditeur: Milady, Collection Romance, 432 pages

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Présentation de l’auteur:

Joanna Wylde est une auteure américaine qui a fait ses débuts dans le journalisme, en tant que reporter mais également éditeur. D’autres métiers ont suivi jusqu’à ce qu’une nouvelle carrière se présente: écrivain. Ainsi est apparu le premier volet de la série Reapers Motorcycle Club: Possesseur. Quelques temps plus tard, ce dernier a été classé comme bestseller par le New York Times tout comme le reste de la série qui ne cesse depuis de fasciner les lecteurs.

Retrouvez son site www.joannawylde.net

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Quatrième de Couverture:

Ce biker torride est-il ange ou démon ?

Marie, plongée dans les ennuis jusqu’au cou, squatte temporairement le canapé de son frère. Dans ces conditions, Horse est une complication dont elle se passerait bien. Mais le biker couvert de tatouages et dénué de scrupules n’est pas de cet avis. Il veut Marie sur sa moto et dans son lit. Elle se retrouve au pied du mur lorsque le Reapers Motorcycle Club, dont fait partie Horse, découvre que son frère les a escroqués. Un affront qui pourrait coûter la vie au jeune homme. Horse propose alors un marché à Marie: il épargne Jeff, à condition qu’elle lui donne ce qu’il désire. Tout ce qu’il désire.

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Description:

Le personnage principal: Marie.

Fuyant son mari violent, Marie se réfugie chez son frère, Jeff. Bien qu’elle se retrouve sans travail et sans argent, ce dernier l’accepte chez soi et Marie entrevoit pour la première fois depuis des lustres une chance de reconstruire sa vie. Ni une, ni deux, elle trouve un petit boulot et s’occupe de son frère ainsi que de leur maison. Tout allait plus ou moins pour le mieux jusqu’à ce que des bikers débarquent chez Jeff… et tout spécialement Horse, un biker aussi sombre que séduisant. Dès lors que ses yeux se posent sur lui, Marie sait qu’elle ne pourra pas longtemps résister à son charme. Débute alors une relation aussi étrange que plaisante avec Horse qui, sous ses dehors de dur à cuire, se révèle être un homme attentionné et même agréable.

Mais tout s’écroule lorsque Marie refuse l’offre de Horse, ou plutôt sa demande, de consolider leur relation. Le biker se vexe et s’éloigne, la laissant seule et désemparée, et Marie essaie tant bien que mal de reprendre sa vie telle qu’elle était avant que Horse ne vienne la chambouler. Et encore une fois, Marie voit sa vie s’effondrer. En effet, elle apprend que son frère trahit le Reapers Motorcycle Club, dont fait partie Horse, et découvre qu’il est bien trop tard pour tenter de le sauver… Contre toute attente, Horse lui fait une proposition des plus étranges: si elle veut que son frère ait une seconde chance auprès du club, alors elle doit accepter de partir avec lui et se plier à chacune de ses exigences… Chacune.

Marie n’hésite pas: pour son frère, elle est prête à tout. Toutefois, elle redoute l’accord qu’elle a passée avec Horse. Car si elle connaît une facette de sa personnalité – invisible aux yeux des autres -, elle a également une conscience aiguë de sa facette plus sombre où se mélangent amertume et colère… Sans parler de son ego surdimensionné ! Parviendra-t-elle à tirer son frère du pétrin tout en ne perdant pas la tête pour un certain biker plus que suffisant ?

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Extraits:

Extrait 1

« – Horse, c’est pas ton vrai nom, hein ?

Il m’a souri. Ses dents brillaient comme des crocs dans l’obscurité.

– C’est un nom de route, a-t-il répondu. (Il s’est appuyé sur le toit de la voiture.) C’est comme ça que ça marche dans mon monde. Les honnêtes gens ont des noms. Nous, on a des noms de route.

– Et ça veut dire quoi ?

– On te le donne quand tu commences à rouler, a-t-il expliqué, nonchalant. Ça peut vouloir dire tout un tas de choses. Pour Picnic, c’est à cause d’un pique-nique de mauviette qu’il s’était fait chier à organiser pour une salope qui lui avait retourné le cerveau. Elle s’est jetée sur la bouffe et a sifflé son alcool, et, pendant que Picnic est allé pisser un coup, elle a appelé son enfoiré de mec pour qu’il vienne la chercher.

J’ai grimacé devant tant de grossièreté, essayant de comprendre.

– Plutôt désagréable, comme situation. Pourquoi vouloir s’en souvenir ?

– Parce que, quand l’autre enfoiré s’est pointé, Picnic lui a explosé la tronche sur la table de pique-nique.

J’ai retenu mon souffle, m’attendant au pire. J’aurais bien voulu savoir si le mec s’en était sorti vivant, mais j’ai préféré ne pas insister.

– Et Max ?

– Quand il est bourré, y a des fois, son regard devient fou, c’est un vrai malade mental, genre Mad Max.

– Je vois, ai-je répondu, repensant à Max.

Peut-être bien qu’il avait raison… Mieux valait éviter de le croiser dans cet état.

Le silence est devenu plombant.

– Alors, tu ne poses pas la question ?

Je l’ai regardé, plissant légèrement les yeux. J’avais un mauvais pressentiment. Mais, malgré moi, les mots sont sortis de ma bouche:

– Alors, pourquoi on t’appelle « Horse » ?

– Parce que je suis monté comme un étalon, a-t-il répondu, sourire en coin. »


Extrait 2

« – Je suis prête à tout, ai-je répliqué rapidement.

Horse a grogné, et il m’a matée des pieds à la tête, s’attardant sur mes seins, puis revenant lentement se poser sur mon visage. Je me suis rendu compte que le reste des courses était tombé par terre et que je serrais les poings très fort.

– Tu ne veux pas savoir d’abord de quoi il s’agit ? a-t-il demandé sèchement.

– Heu… si, bien sûr, ai-je répondu, en l’observant.

Comment un type aussi canon pouvait-il être aussi cruel ? Je savais que ses mains savaient se montrer tendres, alors pourquoi agissait-il comme ça ? Les gens sincères, ceux qui se marrent ensemble et partagent un repas, ne se conduisent pas ainsi. En tout cas, pas dans mon monde.

– Qu’est-ce que je dois faire, alors ?

– Il semblerait que Horse ici présent ait besoin d’un petit animal de compagnie, est intervenu Picnic.

Je l’ai dévisagé, l’air hagard. Il a lancé un regard contrarié en direction de Horse.

– Elle ne capte rien. Tu es sûr que c’est ce que tu veux ? A mon avis, tu vas en baver.

Le type à la crête a eu un petit sourire en coin lorsque Horse, sourcils froncés, a rendu son regard à Picnic. L’atmosphère était plus que tendue, et je me suis dit que les choses pouvaient dégénérer à tout instant.

– C’est ta seule issue, a rétorqué Horse. Si tu veux que Super-Connard reste en vie, tu fais ta valise et tu montes sur ma bécane. Tu fais ce que je te dis, quand je te le dis, pas de questions ni de coups de pute.

– Pourquoi ? ai-je demandé d’une voix blanche.

– Pour que tu me mijotes des petits desserts, a-t-il répliqué.

Le type à la crête a éclaté de rire. J’étais bouche bée. Tout ça pour un dessert ? Je savais qu’il aimait les sucreries, mais là, j’étais sur le cul. Horse a secoué la tête, affichant cet air agacé qu’il prenait parfois en ma présence, comme s’il pensait que j’étais complètement débile.

– Qu’est-ce que tu t’imagines, bordel ? a-t-il repris, voix enrouée. Pour que je puisse te baiser. »


Extrait 3

« – T’es perdue ? a-t-il demandé.

J’ai secoué la tête.

– Je ne dirais pas ça, ai-je avoué, plutôt dépassée. Je crois que Cookie veut qu’on filme sa petite chorégraphie pour Bagger. Elle nous a demandé de trouver une chambre, mais je n’ose pas ouvrir de porte.

– No problemo, a-t-il dit, avec un haussement d’épaules désinvolte et une lueur de satisfaction dans les yeux. Suis-moi.

Je ne le sentais pas ce type. Tout en moi me disait de ne pas y aller, mais je n’ai trouvé aucune raison de ne pas le faire. Et puis j’étais passablement bourrée. Dans cet état, j’ai du mal à lutter. D’ailleurs, Gary m’avait demandé de l’épouser après que je m’étais enfilé un pack de six. Lorsque Max a pointé l’index vers la dernière porte du côté droit du couloir, au-dessus de laquelle luisait une petite lumière verte, je me suis approchée malgré moi et je l’ai ouverte. Il m’a fallu une seconde ou deux pour adapter ma vue à l’obscurité, seulement atténuée par une lumière rouge tamisée, avant de découvrir Horse assis sur un canapé en cuir contre le mur, les bras étalés sur le haut du dossier. Il était torse nu, et une blonde décolorée en très petite tenue le chevauchait, hanches remuant contre les siennes. Lorsqu’elle s’est retournée pour voir qui venait d’entrer, j’ai remarqué une énorme paire de seins, visiblement siliconés, et un string à paillettes pour tout vêtement.

Les yeux de Horse ont croisé les miens, écarquillés et figés, et il m’a fusillée sur place.

– Qu’est-ce que tu fous ici, bordel ? T’es pas à ta « soirée filles » ?

– Rien, ai-je bafouillé, en reculant.

[…]

– Tu veux boire quelque chose ? ai-je proposé, en espérant qu’il dise non.

– Ouais, je veux bien une bière, a-t-il répondu en sortant son téléphone.

Je l’ai laissé tapoter sur son appareil pendant que j’allais chercher une bière et un verre d’eau pour moi. Il m’a rejointe à mi-chemin dans le couloir, a pris les verres et est allé dans la salle à manger. Il les a posés sur la table de billard et, tête penchée sur le côté, il m’a observée.

– Pourquoi tu fais ça ? ai-je demandé.

– Qu’est-ce que tu veux dire ?

– Me regarder comme ça ?

– J’essaie de me mettre à la place de Horse. Tu n’es pas obligée de rester avec lui, Marie. C’est complètement barge. Laisse-moi t’aider.

– Et comment ?

Au lieu de répondre, il s’est penché et m’a balancée sur son épaule. Je me suis mise à hurler, battant des mains et des pieds. Cela ne l’a pas empêché de me ramener dans le salon et de me jeter sur le canapé. J’ai atterri lourdement, et le choc m’a coupé le souffle. Avant que je puisse me reprendre, il s’allongeait sur moi, m’écartant les cuisses du genou et recouvrait ma bouche de la sienne. Je me débattais contre lui, mais ça ne servait à rien. Il était bien trop fort. Ses jambes m’immobilisaient, et son bassin est venu labourer le mien pendant que ses bras tentaient de bloquer les miens. Son baiser n’avait rien de sensuel, c’était juste un assaut brutal. Aucun jeu de langue, aucune séduction. Il se contentait de m’écraser les lèvres. Je n’arrivais plus à respirer, tout devenait noir autour de moi. »

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Mon Avis:

Par le quatrième de couverture, je présumais que Possesseur serait un livre intéressant, avec notamment de l’action, de la romance bien évidemment et peut-être aussi une pointe de drame. Certes, j’ai trouvé tout cela mais pas du tout comme je m’y attendais.

Alors, il faut savoir que ce n’est absolument pas le premier livre que je lis mettant en scène des bikers. J’en ai déjà lu plusieurs et même si l’histoire d’amour était à chaque fois différente, le mode de vie des bikers restait à peu près similaire. Il ne faut donc pas s’attendre à de magnifiques romances avec fleurs et chocolats, câlins et autres et je n’en demandais pas tant. J’avais pleinement conscience de l’univers et m’y suis jetée en toute connaissance de cause. Et malgré tout, j’ai été surprise et pas forcément dans le bon sens du terme.

L’histoire est plutôt simple, sans prise de tête, sans complication aucune. On se concentre principalement sur l’évolution des liens entre Marie et Horse même si nous avons droit à quelques petites scènes d’action de temps à autre. Rien de bien spécial mais idéal pour passer un temps agréable. Pour ce qui est de l’écriture, j’ai été légèrement déroutée par les sauts dans le temps présents au début du livre, mais une fois bel et bien de retour dans le présent, le problème se résout de lui-même. Ce qui m’a frappé, en revanche, – et déplu même -, c’est le langage bien fleuri de Horse. Là encore, ça ne m’avait pas étonné outre-mesure… jusqu’à ce que j’arrive à la moitié du livre. Trop grossier, trop vulgaire… trop tout simplement ! Oui, c’est personnage un peu rustre, d’accord, mais à un tel point ? Je ne dis pas que je suis innocente en matière de jurons mais quand même…

Je vais continuer sur ma lancée et parler un peu de Marie et Horse, les deux protagonistes de l’histoire. Alors, pour être sincère, je n’ai apprécié ni l’un, ni l’autre. Horse, en plus d’être vulgaire comme je l’ai fait remarqué précédemment, est également égocentrique et insupportable. Sa manière de se comporter avec Marie, je l’ai trouvé tout simplement odieuse. Certes, il y a un changement entre le Horse pré-relation et le Horse en couple mais assez minime pour ne pas être parvenue à l’accepter. Pour Marie, c’est autre chose. Elle est loin d’avoir une vie paisible et vient de sortir d’une union qui ne lui donnait que douleur et peine. On pourrait croire qu’elle a retenu la leçon mais non, tel n’est pas le cas, car dès que ses yeux tombent sur Horse, elle est subjuguée bien qu’elle sait que celui-ci est loin d’être tendre. S’ensuit une relation plus ou moins amoureuse (et encore le terme est fort) puis une chute qui la contraint à devenir, je cite, « l’animal de compagnie de Horse ». J’espérais une rébellion, une opposition, mais mes espoirs sont tombés à l’eau. L’acceptation partielle de sa situation, sa soumission m’a tout bonnement écœurée. Comment peut-on s’enticher d’un homme qui vous traite de façon abjecte et qui peut parfois même faire preuve de violence ? Surtout lorsque vous venez de fuir un homme qui vous battait ?! Incompréhensible… En tout cas pour moi.

Possesseur est donc un bouquin qui n’a pas su gagner mon cœur mais qui pourrait très bien conquérir celui d’autres lecteurs. Parmi mes connaissances, par exemple, il y en qui ont eu un point de vue complètement différent sur l’histoire et qui ont su apprécier le livre à sa juste valeur… Il faut vraiment aimer le monde qui nous est présenté par Joanna Wylde et malheureusement, ça n’a pas été mon cas. En tout cas, je ne pense pas continuer à lire la série.

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Reapers Motorcycle Club, Tome 1: Possesseur – Joanna Wylde


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