La Châtelaine et le Viking – Penny Watson Webb

La Chatelaine et le Viking

Titre: La Châtelaine et le Viking

Auteur: Penny Watson Webb

Date de Parution: 24 Avril 2014

Éditeur: Harlequin, Collection HQN, 201 pages

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Présentation de l’auteur:

Tombée dans les fresques et les frasques historiques dès son plus jeune âge, Penny Watson Webb a grandi entourée de héros, depuis les Chevaliers de la Table Ronde jusqu’à Surcouf le corsaire, en passant par Ivanhoé. Elle aime la petite histoire qui fait la grande Histoire, et adore remettre en lumière des périodes ou un patrimoine oubliés. Ces romances historiques sont donc incomparables et recèlent de véritables trésors d’histoire… et d’amour, bien entendu…

Retrouvez sa page Facebook: Penny Watson Webb

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Quatrième de Couverture:

Lisieux, juin 911.

Depuis le massacre de ses parents par les Vikings, Aigline dirige le domaine d’Allier-Morel; mais une nouvelle attaque a lieu et elle assiste, impuissante, au meurtre de son frère. Pire, les envahisseurs la contraignent bientôt à épouser l’un des leurs, celui-là même qui a assassiné Cédric ! Consciente que la survie de ses gens dépend de son mariage, Aigline accepte de s’unir à Wulfric malgré la profonde haine qu’elle éprouve à son égard. Mais le Viking la surprend par son comportement étrange; s’il la malmène pour la punir de son insolence, elle a pourtant l’impression qu’il tente de l’apprivoiser. Et s’il n’était pas le barbare insensible qu’elle redoutait ?

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Description:

Les personnages principaux: Aigline et Wulfric.

Dame Aigline Allier-Morel de Lisieux est une jeune femme magnifique, bienveillante, intelligente mais également incroyablement courageuse. Bien que seulement âgée de 24 ans, c’est une excellente administratrice, qui non seulement s’occupe brillamment du domaine mais également de ses habitants. En effet, Aigline est extrêmement protectrice envers les villageois ce qui lui vaut l’admiration, la sympathie et le respect de tout ces derniers. Mais outre ceci, elle est également un archer hors-pair et elle ne recule devant rien tant qu’il y a une petite lueur d’espoir. Et cette détermination lui sera bien utile lorsque son frère tombera au combat et que son domaine sera occupé par les Vikings, des êtres sans-cœur qui ont, quelques années auparavant, mis un terme à la vie de ses parents… Le choix est simple: doit-elle risquer la vie des habitants en refusant de céder aux exigences des barbares ou doit-elle renoncer à sa fierté et faire de son mieux pour garantir la paix et la sécurité ? La réponse s’impose d’elle-même et Aigline accepte de se marier à Wulfric, désormais comte de Lisieux. Mais Aigline ne cache pas sa haine envers ce dernier et le défie à de nombreuses reprises… Toutefois, derrière ce masque dur et implacable se cache bel et bien un homme, certes implacable face à la loi et intimidant, mais également courageux, affectueux et protecteur qui pourrait bien faire chavirer son cœur…

Wulfric Torkelson est un jarl sous les ordres de son chef viking, Rollon. Après avoir reçu les terres qui feront de lui le comte de Lisieux, Wulfric est fébrile. Enfin un véritable défi qui lui permettra de prouver sa valeur ! Et peut-être pourra-t-il également créer une véritable famille… Mais quelle n’est pas sa surprise lorsque, après la bataille qui l’opposait à Cédric Allier-Morel de Lisieux, il découvre sur les lieux une femme aussi farouche qu’indépendante ! Captivé par sa beauté et son tempérament rebelle, il décide immédiatement de la prendre pour femme, car qui saura mieux le satisfaire qu’Aigline Allier-Morel de Lisieux ? Mais s’il l’a pris pour femme, c’est uniquement pour engendrer des héritiers et rien de plus. En effet, depuis la mort de son ex-femme et de son fils, il s’est juré de ne plus s’attacher à quelqu’un et surtout pas à une femme car l’amour n’est qu’une faiblesse qui est capable de briser le plus endurci des hommes… Toutefois, la situation n’est pas facile. Bien qu’Aigline ait décidée de tout mettre en oeuvre pour le contrarier ou le défier, il ne peut s’empêcher d’admirer son courage et sa résolution ainsi que sa bonté et sa tendresse. Pourra-t-il réellement garder ses distances avec cette femme si envoûtante ?

Le Contexte

L’histoire se déroule en 911, au Moyen-Age, en France et plus précisément à Lisieux.

Revenons toutefois un peu en arrière. Il faut savoir que la Normandie est victime des raids scandinaves dès le début du IXe siècle sous le règne de Charlemagne. Bien que les Scandinaves se contentaient, tout du moins au début, de remonter la Seine pour effectuer des raids saisonniers ayant pour simple but de piller, ils se rendent compte rapidement de la faiblesse des souverains carolingiens et décident alors de s’installer à long terme dans la région. Dès 845, ils commenceront à menacer Paris et un an plus tard, un accord sera mis au point avec les envahisseurs pour mettre en place un barrage au niveau de Pont-de-l’Arche afin de défendre le cours supérieur de la Seine. Toutefois, cette précaution se révèle inutile et les invasions continuent de plus belle.

Ainsi, les hommes du Nord, ou Normands, s’établissent dans la région de la Basse-Seine et exercent leur domination sur la population locale. Donc en 911, Charles III le Simple, roi des Francs, pour obtenir la paix avec les Normands, va céder au chef normand Rollon, qui possède déjà Bayeux, les pleins pouvoirs sur la rive droite de la Seine, depuis le cours de l’Epte jusqu’à la mer par le traité de Saint-Clair-sur-Epte. En contrepartie, celui-ci doit se convertir au christianisme avec ses hommes en acceptant le baptême mais également se soumettre au roi et assurer la protection du bassin de la Seine.

La Basse-Seine devient dès alors, la Normandie et ses habitants, les Normands.

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Extraits:

Extrait 1

« – Wulfric ! Regarde, là-haut ! s’exclama Bjorn.

Une silhouette noire, encapuchonnée, se tenait sur les remparts. Sa cape, flottant au vent, lui donnait un air surnaturel.

– Cet archer décime nos hommes ! Il a déjà eu trois lieutenants de Rollon ! ajouta Sven. Et deux de ses flèches m’ont sifflé aux oreilles !

A ce moment, une nouvelle flèche atteignit le cheval de Bjorn en plein poitrail. La bête rua et son cavalier fut projeté dans les airs.

– Couvrez-nous ! cria alors Wulfric en sautant de cheval pour aller aider son capitaine.

Les hommes firent un mur avec leurs boucliers pour protéger leur jarl, mais malgré cela, une nouvelle flèche lui érafla le bras et se planta dans le sol, juste à côté de la tête de Bjorn.

– Maudit soit cet archer ! jura Wulfric en redressant Bjorn. Un sac d’or à celui qui me le ramènera, mort ou vif ! Ce corbeau ne verra pas le soleil se coucher !

– A cheval, vite ! dit Sven au milieu du fracas de la bataille.

Une monture fut amenée de l’arrière et Bjorn remonta en selle, plus belliqueux que jamais.

– J’aurai ta peau, fils de Loki ! hurla-t-il, prenant sa lance et la lançant de toutes ses forces en direction de l’archer.

[…]

– Wulfric ! L’archer, c’est une…

Aigline lui planta sa dague dans la gorge pour se débarrasser de son emprise et l’homme s’écroula à ses pieds dans un gargouillis écœurant.

Quand elle se tourna vers l’impressionnant guerrier, elle ne vit que le cadavre de Galibert qui gisait sur le sol, dans une mare de sang. Se tournant vers son frère, elle vit le guerrier l’abattre d’un grand coup d’épée, dans un rugissement féroce.

Sa dague à la main, elle courut vers son frère qui s’écroulait sur les pavés de la cour. Des flots de sang s’échappaient de la plaie béante de son torse.

– Cédric ! Non ! cria-t-elle en s’agenouillant près de lui, sans plus prêter attention à ce qui l’entourait.

– Pardonne-moi, Aigline, souffla Cédric avant de glisser vers la mort.

Elle fut brutalement saisie par les cheveux et plaquée contre une cote de mailles. Un bras puissant lui entourait la taille et la maintenait captive.

– Qui es-tu, femme ? demanda celui qui la retenait.

[…]

– Regarde sa robe et sa cape, Wulfric, dit un homme qui approchait, c’est l’archer !

– Je l’ai vue poser son arc et ses flèches, renchérit un autre.

– Quoi ? Ils envoient leurs femmes au combat ?

L’homme la lâcha et la tourna vers lui pour sonder son regard.

– Es-tu l’archer ? demanda-t-il, la dominant de toute sa taille.

– Je défends ce qui m’appartient, répéta-t-elle fièrement, sans reculer.

– Nous réglerons ça plus tard; tu ne perds rien pour attendre ! »


Extrait 2

« – Chut, doucement, ma belle, laisse-moi te donner du plaisir, chuchota-t-il à son oreille.

Il glissa les doigts dans les tendres replis de son sexe et y trouva la perle qui s’y cachait. Il commença alors une exquise torture qui fit perdre tous ses moyens à Aigline. Elle s’embrasait comme une torche et s’ouvrait à lui dans un soupir de plaisir.

Wulfric déposa une pluie de petits baisers dans son cou et mordilla le lobe de son oreille, la faisant frissonner d’excitation.

– Aie confiance en moi…

Cette phrase la glaça. Elle se dégagea vivement et ramassa sa chemise. Elle s’en couvrit le corps et recula de deux pas.

– Avoir confiance ? dit-elle, laissant la colère monter en elle. Vous m’avez tout pris ! Et vous avez tué mon frère !

La peur et la haine reprenaient le dessus.

– En combat loyal et j’ai gagné ! répondit-il. Je suis comte de Lisieux…

Aigline recula encore, ne décolérant pas.

– Vous n’êtes qu’un usurpateur ! Je vous déteste, vous et tous ceux de votre race ! Allez brûler en enfer !

Elle heurta la table et la contourna pour mettre une distance supplémentaire entre Wulfric et elle.

– Peu importe que tu me détestes, Aigline, tu es à moi, je t’ai gagnée, et maintenant au lit !

Elle vit la dague sur le meuble et s’en saisit.

– Laissez-moi partir ou je vous saigne ! dit-elle, hargneuse, en pointant la lame vers lui.

La colère enflammait à présent les yeux bleus de Wulfric qui viraient dangereusement au gris.

– Tu ne sortiras pas vierge de cette chambre, alors soumets-toi !

– Jamais ! fit-elle en essayant de l’atteindre avec la pointe de la dague.

– Tu me mets au défi ? fit-il, mortellement calme. Très bien, assumes-en alors les conséquences. Et n’oublie pas que c’est toi qui as voulu que les choses se passent ainsi. »


Extrait 3

« Quand elles arrivèrent dans la chambre seigneuriale, elles trouvèrent Wulfric assis contre le bois de lit, tenant Aigline contre lui. Il avait chassé Claire et les servantes d’un « Dehors ! » tonitruant qui avait fait trembler les pauvres femmes. Son visage grave et ses yeux brillants disaient toute sa tristesse. Il restait silencieux et caressait les cheveux défaits d’Aigline, prenant garde à ne pas toucher son dos, repoussant leur masse pour ne pas qu’elle touche ses plaies.

– On va s’occuper d’elle, messire Wulfric, dit Perrine dont les larmes coulaient toujours.

Mais Wulfric ne répondit pas, serrant sa femme contre lui, le regard dans le vague comme s’ils se trouvaient tous les deux loin de cette chambre et de tout ce gâchis.

Marielle prit une paire de ciseaux et dégagea Aigline de sa robe et de sa chemise. Une fois que cette dernière fut nue, elle l’installa face à Wulfric, tressa ses cheveux avec un lien de cuir et les remonta sur le sommet de sa tête avec un peigne pour permettre à Perrine de nettoyer les plaies avec les huiles et les onguents confectionnés l’après-midi même.

Aigline n’avait toujours pas repris connaissance, mais Perrine écoutait sa respiration constante et ne semblait pas s’en inquiéter. Son pouls était régulier, son visage paisible, la présence de Wulfric semblait l’apaiser. Il valait mieux qu’elle soit inconsciente pendant les soins, la douleur que lui aurait infligée le nettoyage des plaies aurait été horrible. Après avoir essuyé le sang avec un linge imbibé d’eau bouillie, Perrine tamponna chaque zébrure d’un onguent au plantain et à l’achillée pour en accélérer la cicatrisation. Puis elle concassa des graines de pavot et de l’écorce de saule pour en faire une tisane.

– Il faudra qu’elle boive cette potion à son réveil, ça l’aidera pour la douleur. En attendant, je vais lui donner une poudre pour la maintenir endormie.

Wulfric parut alors sortir de sa torpeur et déposa un baiser sur les cheveux d’Aigline. Il allongea la jeune femme sur le ventre et la couvrit d’un drap jusqu’à la taille seulement.

– Je vais finir ses pansements, messire Wulfric, dit Perrine en posant sa main sur son bras.

– Veillez-la… Je ne dormirai pas ici cette nuit, dit-il froidement en se dégageant.

La porte se referma sur lui et les deux femmes terminèrent leur travail en silence. Une fois la tâche achevée, Perrine sortit deux couvertures, pour elle et Marielle.

– Je crois qu’il l’aime bien plus qu’il ne veut se l’avouer, commenta Perrine.

– Oui, ma mie, tu as sûrement raison. Il avait l’air si triste, si bouleversé ! […]

– Nous ne pouvons rien faire pour eux, hélas, seul le temps y pourra quelque chose, reprit Perrine en lui tendant l’une des couvertures.

– Le temps et un miracle, souffla Marielle. Nous dormirons à tour de rôle. Repose-toi, je prends la première garde…

Marielle s’arrêta près du lit et tira un fauteuil dans lequel elle s’assit, écoutant la calme respiration de la blessée. Elle était heureuse de la soigner. Aigline aurait bien besoin de ses amies pour affronter la douleur et les jours à venir. Elle s’agita tout à coup, gémissant de douleur, et Marielle lui glissa un peu de poudre sur la langue. Aigline grimaça sous l’effet de son amertume, mais s’assoupit presque aussitôt. Toute la nuit, elles se relayèrent à son chevet, lui administrant des calmants et lui épongeant le front de peur que la fièvre ne s’installe. »

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Mon Avis:

C’est le premier livre de Penny Watson Webb que je lis et je suis déjà enchantée par cette auteure. Je suis tout bonnement tombée sous le charme de sa plume. Je suis incapable de dire pourquoi mais elle a ce petit quelque chose qui sait la démarquer des autres romances historiques. Je sais d’ores et déjà que je me procurerai un autre de ses livres.

Dans « La Châtelaine et le Viking », ce que j’ai aimée par-dessus tout, c’est le personnage d’Aigline. Elle est fière, elle est courageuse, elle est impulsive tout en étant bienveillante, loyale et intelligente. C’est une femme dotée d’un caractère fort et c’est le genre de personnage qui ne nous laisse pas de marbre.

Alors, oui, j’ai souvent lu et entendu que le comportement d’Aigline laisse à désirer. Je vous explique. Aigline provoque très souvent, volontairement ou pas d’ailleurs, Wulfric et ce dernier se doit de la remettre à sa place pour faire respecter son autorité. Après l’avoir défié d’une quelconque manière, elle accuse tout d’abord Wulfric mais rejette systématiquement la faute sur elle-même et se rend donc responsable de tous ses malheurs. Certes, cela peut sembler malsain à certain, voir même horrible… Mais n’oublions pas toutefois que l’histoire se déroule en 911 ! La mentalité des femmes n’était absolument pas la même qu’aujourd’hui et le fait est que Wulfric est le mari d’Aigline et que celle-ci lui doit donc loyauté et obéissance…

Bien évidemment, cela n’excuse pas sa brutalité et ses actes quelquefois excessifs, je l’avoue, mais bien que ces scènes n’ont rien d’agréable ni de romantique, je m’y suis adaptée et j’ai su apprécier l’histoire à sa juste valeur. Aigline et Wulfric sont un couple vraiment bien assorti et leurs nombreuses disputes arrivent réellement à me toucher… Chacun son avis, je ne critique personne, surtout que j’ai vraiment aimé l’histoire et ses personnages et ne regrette absolument pas l’acquisition de ce bouquin.

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La Châtelaine et le Viking – Penny Watson Webb


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