Les Vampires de Chicago |Tome 2: Petites Morsures Entre Amis – Chloe Neill

Petites Morsures Entre Amis

Titre: Les Vampires de Chicago, Tome 2: Petites Morsures Entre Amis

(Original: Chicagoland Vampires, Book 2: Friday Night Bites)

Auteur: Chloe Neill

Date de Parution: 08 Juillet 2011

Éditeur: Milady, Collection Bit-Lit, 480 pages

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Présentation de l’auteur:

Chloe Neill est une auteure américaine née et élevée dans le Sud des Etats-Unis mais qui vit désormais dans le Midwest. Ses livres sont principalement des romans bit-lit et elle a été désignée auteur bestseller par le New York Times ainsi que par le USA Today. Elle s’est fait connaître notamment par ses séries « Les Vampires de Chicago » et « Dark Elite » qui ont remporté un vif succès auprès de ses lecteurs.

Retrouvez son site www.chloeneill.com

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Quatrième de Couverture:

Les vamps sont des stars !

Des vampires à Chicago ? En apprenant ça, les citoyens auraient dû partir en chasse… eh bien, pas du tout ! Nous sommes devenus des stars et nous devons tenir à distance les paparazzis, presque si redoutables que les pieux et les crucifix. Mais ce fragile équilibre risque d’être rompu à cause d’un journaliste décidé à révéler l’existence des raves, ces orgies où les vampires regroupent les humains comme du bétail avant de s’offrir une petite beuverie.

C’est pourquoi Ethan Sullivan, mon Maître, me demande de renouer avec ma famille afin de faciliter les interactions entre humains et vampires. Mais quelqu’un ne voit pas ça d’un très bon œil. Quelqu’un qui nourrit une vieille rancune…

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Extraits:

Extrait 1

« – Si tu apprends quoi que ce soit au sujet de Célina par l’intermédiaire des autres Maisons, j’aimerais que tu m’en parles.

Contrairement à ce que ses paroles laissaient entendre, ce n’étaient ni une question ni un souhait, mais un ordre. Et étant donné que je n’étais susceptible de récupérer des informations que d’une seule Maison – et encore -, l’allusion paraissait évidente. Si j’avais retardé mon emménagement à Cadogan, c’était justement pour éviter ce genre de conversation à 4 heures du matin.

– Je n’espionnerai pas Morgan, rétorquai-je.

Je ne savais pas vraiment où allait mener ma relation avec Morgan, mais je ne tenais pas à ce que ça devienne une sorte de roman policier. Par ailleurs, j’avais déjà bien assez mélangé vie privée et vie professionnelle en accepter d’aider Ethan au sujet de ces raves. J’étais déjà sur le point de présenter Ethan à mes parents; je n’irais pas plus loin.

De façon prévisible, il se raidit en m’entendant défier son autorité.

– Tu transmettras toutes les informations qu’on te demandera de nous communiquer, lâcha-t-il d’un ton sec.

Un frisson me parcourut en réaction à la magie qui se répandait autour de nous au fur et à mesure que notre colère montait. Les vampires se montraient certes incapables d’utiliser consciemment la magie, mais nous n’en étions pas moins des êtres surnaturels, des prédateurs. Ces émanations magiques, associées aux canines acérées et aux yeux argentés, constituaient l’éventail de nos mécanismes de défense. Des mécanismes qui étaient en train de se mettre en marche.

Je serrai les poings en essayant de contrôler le rythme de ma respiration. Je supposai que mes iris étaient devenus argentés, mais je tentai de retenir les crocs qui menaçaient de surgir.

Cependant la tigresse en moi désirait autre chose…

J’avais remarqué au cours de ces deux derniers mois que, lorsque je subissais un stress ou une peur intenses, quand mon instinct de survie se réveillait et que mes canines s’allongeaient, je sentais quelqu’un d’autre en moi, comme si je n’avais pas totalement fusionné avec ma partie vampire. Les modifications génétiques qui s’étaient opérées durant trois jours devaient me transformer de manière totale et définitive et me doter de tout l’attirail nécessaire, crocs et yeux argentés inclus. Je ne comprenais pas comment je pouvais être à la fois vampire, connaître la soif de sang, l’impossibilité de vivre le jour, être pourvue de longues canines affilées et de sens exacerbés, et en même temps éprouver la sensation d’être scindée en deux, d’abriter un fantôme. C’était pourtant le cas.

J’en avais parlé une fois à Catcher. Il n’avait apparemment jamais rencontré ce type de phénomène, ce qui ne m’avait pas franchement rassurée. S’il ignorait ce qui se passait, comment pouvais-je le savoir ? Qu’étais-je censée faire ?

Plus important encore, quel genre de créature étais-je ?

Si improbable que cela puisse paraître, il me semblait qu’une part de moi-même murmurait que quelque chose clochait, que je n’étais pas une vampire normale.

Je percevais à présent mon autre entité en moi, telle une tigresse impatiente et prête à bondir. Je la sentais remuer le long de mes os, faire vibrer mes muscles. Elle désirait que je devienne agressive et que mon aura magique emplisse la pièce.

Elle voulait faire ravaler ses paroles à Ethan, croiser le fer avec lui.

Ou peut-être le jeter à terre et abuser de lui.

Dans un cas comme dans l’autre, elle avait envie de se laisser aller à une violence sauvage qui lui permettrait d’assouvir ses instincts. Très mauvaise idée.

J’agrippai la poignée de mon katana, enfonçant les ongles dans la corde afin de me maîtriser. Après avoir vainement essayé d’en parler à Catcher, j’avais décidé de garder mon problème pour moi. Ce qui signifiait qu’Ethan l’ignorait. Déjà qu’il me faisait à peine confiance, je me voyais mal lui annoncer que je pensais être anormale. Que la bête attendait, tapie en moi.

J’eus besoin de quelques secondes pour la repousser et respirer à nouveau à travers elle. Quelques secondes durant lesquelles la magie tourbillonna dans le bureau.

Bienvenue à la Maison Cadogan, ironisai-je en mon fort intérieur. Faisant appel à toute ma volonté, je repris le dessus, puis levai le menton et plantai mon regard dans celui d’Ethan. Dans ses grands yeux verts aux éclats de cristal.

– Je suis Sentinelle, déclarai-je d’une voix plus rauque que d’habitude, je sers cette Maison. Je connais aussi bien que toi les responsabilités que cette fonction implique. J’ai accepté de t’introduire dans les milieux que tu as besoin d’infiltrer. Je t’aiderai à enquêter au sujet de ces raves, et tu seras le premier à en être informé si j’apprends que Célina se trouve en ville. Mais ma vie amoureuse ne te regarde pas.

– N’oublie pas à qui tu t’adresses, Sentinelle.

– Je m’en souviens très bien, Sullivan.

Quasiment une minute s’écoula sans qu’aucun de nous ne bronche.

Nous étions pourtant conscients que notre entêtement mutuel épaississait l’atmosphère. Puis – miracle -, il céda. La tension et la magie se dissipèrent. Il se contenta de me gratifier d’un hochement de tête, l’air pincé, mais je savourai cet instant historique. J’avais gagné. Je retins à grand-peine un cri de victoire, mais ne pus empêcher mes lèvres de former un rictus.

Erreur. J’aurais dû savoir qu’il ne fallait pas se réjouir trop tôt.

– Quoi qu’il en soit, si tu invites Morgan à entrer dans la Maison Cadogan, tu devras me prévenir, insista Ethan d’un ton assez péremptoire pour effacer mon sourire.

Bien sûr qu’il désirerait être prévenu. Il jubilerait quand je lui livrerais sur un plateau le Maître de Navarre, et avec lui l’éventualité d’une alliance entre les deux Maisons. Ethan doutait de ma loyauté en raison des circonstances particulières de ma transformation. Quoi de mieux pour s’assurer que je ne divulguerais aucune information dans les couloirs de la Maison Navarre que me garder à l’œil à Cadogan, en compagnie de Morgan, de surcroît ?

Je n’étais pas certaine des sentiments que j’éprouvais envers Morgan. On ne se connaissait pas depuis très longtemps.

Toutefois, comparé à celui que Mallory avait très justement surnommé « Dark Sullivan », Morgan faisait figure de prince charmant en jean Diesel. Je considérai que la dernière réplique provocatrice d’Ethan marquait la fin de notre entretien.

Inutile de croire que l’on réussirait à détendre l’atmosphère après ça, et plus je restais dans cette pièce, plus je prenais le risque de voir resurgir ma vampire. Si elle s’emparait de moi, je risquais de me retrouver avec un pieu en bois de tremble planté dans le cœur.

Ainsi, j’évitai soigneusement de croiser le regard furieux d’Ethan que je sentais rivé sur moi et me dirigeai vers la sortie.

Je m’apprêtais à franchir le seuil quand il ajouta:

– Et souviens-toi que je ne m’intéresse à ta vie privée que dans l’intérêt de Cadogan. (Là, c’était le pompon.) Mon souci est d’établir des alliances, de voir figurer les insignes de Navarre sur notre porte. Rien d’autre. Ne te méprends pas.

– Ne t’inquiète pas, Sullivan, il n’y a aucun risque. »


Extrait 2

« Avant de regagner la salle de bal, on s’arrêta dans le couloir vitré qui reliait les appartements privés au reste de la demeure.

Mains sur les hanches, Ethan regarda par l’un des carreaux.

– Ton père…

– … est un phénomène, complétai-je. Je sais.

– Il pourrait nous aider… ou nous détruire.

Je jetai un coup d’œil à Ethan, remarquai la ligne qui creusait son front et osai donner un conseil à ce vampire de près de quatre cents ans:

– Garde bien à l’esprit que personne ne lui dictera sa conduite.

Ethan me considéra d’un air interrogateur.

Je pivotai et scrutai la nuit, observant la pelouse qui descendait en pente douce.

– N’oublie jamais que chaque suggestion de sa part, chaque service qu’il accorde, résulte de savants calculs. Il est suffisamment riche et puissant pour aider ou blesser de nombreuses personnes, mais il poursuit généralement des objectifs individuels, souvent égoïstes, et il n’est pas facile de deviner ses intentions. Il déplace ses pièces sur l’échiquier trois ou quatre coups à l’avance sans stratégie évidente. Pourtant, ne te méprends pas, sa tactique n’est jamais innocente.

Ethan laissa échapper un long soupir de lassitude. Le roucoulement d’une colombe retentit au loin.

– Madame Merit.

On fit tous deux volte-face, pour découvrir une femme sous le portique. Les cheveux impeccablement noués en chignon, elle était vêtue d’une simple robe noire et d’un tablier blanc, avec des chaussures à semelle épaisse aux pieds. Sans doute une domestique.

– Oui ?

Elle me tendit un bout de papier.

– M. Nicholas m’a demandé de vous transmettre ceci.

Intriguée, j’avançai jusqu’à elle et pris le message. Elle franchit la porte avant que j’aie pu la remercier.

– M. Nicholas ? répéta Ethan une fois qu’elle fut partie.

Je ne tins pas compte de sa question et dépliai le papier, sur lequel je lus:

Retrouvez-moi au château. Maintenant. NB

– De quoi s’agit-il ? interrogea Ethan.

Je regardai par la baie vitrée, puis me tournai de nouveau vers lui en repliant le message, que je glissai dans ma pochette.

– Une occasion pour moi de renouer des contacts. Je reviens, ajoutai-je.

Avant qu’il ait pu réagir ou me faire part des doutes que trahissait la ligne barrant son front, je traversai le couloir jusqu’à la porte-fenêtre qui donnait sur l’extérieur. »


Extrait 3

« Je croisai les bras.

– Tu as un problème avec mon péché mignon ?

Il émit le même son étouffé.

– Non, non.

– Arrête de te moquer de moi ! lui intimai-je, discréditée par le sourire que je ne parvins pas à refréner.

Morgan reposa la poignée de friandises dans le tiroir qu’il referma, puis m’attrapa par les hanches et me coinça contre l’îlot en faisant barrage de son corps.

Il baissa les yeux vers moi et prit un air faussement sévère.

– Je ne me moque pas de toi, Merit. Je me gausse, mais je ne me moque pas.

– Ha ha.

Je lui lançai un regard mauvais sans grande conviction.

– Et, hum… sans vouloir insister, j’ai vu le dessert que tu as apporté. Est-ce que c’est uniquement pour toi, ou bien tu avais l’intention de le partager ?

– HA HA, répétai-je.

– Je suis soulagé que tu n’aies aucune obsession. Oh, attends…, mais si, tu en as une, ironisa-t-il.

– Certains apprécient le vin, ou les voitures. D’autres (je tirai sur l’ourlet de son tee-shirt de marque) adorent les vêtements hors de prix. Moi, j’aime le chocolat.

– Oui, Merit, j’ai pu le constater. Mais est-ce que tu mets la même passion dans tout ce que tu fais ?

– Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

– Menteuse, affirma-t-il en fermant les yeux et approchant sa bouche de la mienne.

A peine nos lèvres s’étaient-elles rencontrées qu’une voix rompit le silence.

– Est-ce que tu pourrais arrêter de peloter ma Sentinelle ? »

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Mon Avis:

Après avoir terminé le tome précédent, j’étais sur des charbons ardents. Je voulais savoir ce qui allait advenir de Merit et Ethan, surtout après que ce dernier l’aie rejetée et trahi en quelque sorte sa confiance… ainsi que connaître également le nouveau rôle de Morgan et l’évolution de sa relation avec Merit.

A vrai dire, Ethan et Merit entretiennent une relation assez compliquée. D’une part, ils continuent de ressentir cette étrange attirance et Ethan apparaît même un peu moins maître de lui-même par moment, ce qui montre à quel point ceci l’affecte… Mais d’autre part, ils ne cessent de se défier, de se blesser l’un l’autre, de faire des commentaires acerbes et sarcastiques, laissant planer une tension palpable au-dessus de leurs têtes. Mais bon, qui aime bien, châtie bien comme on dit… et je dois avouer que leurs conversations m’ont faire rire de nombreuses fois ;) !

En parlant de rire, Mallory et Catcher sont un couple exceptionnel. Bien que celle-ci le contredit, se montre obstinée par instants voire le traite de tous les noms, et que Catcher se montre têtu, autoritaire et inflexible, on ressent cette alchimie et cet amour entre eux. Ils nous surprennent, ils nous font rire, ils nous attendrissent… Je suis ravie de constater qu’ils sont toujours aussi présents et importants dans l’histoire.

Par contre, une chose m’a terriblement attristé: Morgan. Peut-être que je suis trop sentimentale, peut-être que je me suis beaucoup trop attachée à ce personnage, mais le fait est là: je l’adore et sa situation me fait de la peine. Il tient sincèrement à Merit, essaie de se rapprocher d’elle et de la conquérir, et pourtant rien n’y fait. Pour être franche, ça me brise le cœur. Que voulez-vous… comme je l’ai déjà dit, je l’adore !

Mais mis à part les personnages, l’histoire est aussi intéressante qu’auparavant et je dirai même plus. Plusieurs choses se déroulent simultanément, et même si ce livre ne se concentre que sur un fait, nous devinons que la situation à Chicago va se compliquer, se dégrader, ce qui promet d’être palpitant. D’ailleurs, la fin nous tient en haleine et c’est tellement frustrant !

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