Jeu de Patience – Jennifer L. Armentrout

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Titre: Jeu de Patience

(Original: With You Saga, Book 1: Wait For You)

Auteur: Jennifer L. Armentrout/ J.Lynn

Date de Parution: 19 Février 2014

Editeur: J’ai Lu Pour Elle, Collection Best, 448 pages

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Présentation de l’auteur:

Jennifer L. Armentrout, connue également sous le nom de J. Lynn, est une auteure américaine vivant à Martinsburg, en Virginie-Occidentale. Elle écrit aussi bien des romances contemporaines et paranormales que des livres New Adult, science-fiction ou fantasy. Jennifer a su gagner le cœur du public avec « Jeu de Patience » qui s’est rapidement trouvé sur la liste des bestsellers du New York Times et du USA Today. Elle jouit maintenant du titre bien mérité d’auteur à succès à la renommée internationale…

Retrouvez son site www.jenniferarmentrout.com

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Quatrième de Couverture:

Ne jamais ôter son bracelet, être ponctuelle, ne pas attirer l’attention: tels sont les trois préceptes qu’Avery s’est imposé pour son entrée à la fac. Une stratégie que le séduisant Cameron Hamilton pourrait bien déjouer à coups de regard pénétrant et de sourire enjôleur. Patient et obstiné, lorsque Cam a jeté son dévolu sur quelqu’un, il ne recule devant rien – rien, excepté peut-être le passé d’Avery, qui semble s’acharner à ressurgir…

Ensemble, seront-ils capables d’affronter le souvenir de cette terrible nuit qui, cinq ans auparavant et à des kilomètres de là, a tout changé ?

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Description:

Le personnage principal: Avery.

Avery Morgansten, âgée de dix-neuf ans au début du livre, est une étudiante de première année dans une université de Shephersdown, en Virginie-Occidentale. Fuyant sa famille, son passé et ses souvenirs, elle quitte le Texas, espérant débuter une nouvelle vie sur de nouvelles bases qui lui permettront de se libérer de la tragédie qui l’a touchée quelques années auparavant. Ainsi, elle est décidée à se fondre dans la foule, à ne pas attirer l’attention et surtout, à vivre sa vie le plus paisiblement possible.

Mais tout ne se passe pas comme prévu. En effet, dès la première journée à la fac, elle fait la connaissance de Cameron Hamilton et d’une façon des plus embarrassantes… Dès lors, ils ne cesseront de se rencontrer et Avery devra reconnaître que ce garçon au sourire ravageur et aux yeux bleus magnifiques sait la toucher d’une manière qui la trouble et l’effraie mais qui lui fait étonnamment plaisir malgré tout. Elle hésite à se rapprocher de lui mais l’attirance l’emporte finalement et ils deviennent rapidement amis.

Toutefois, Cameron est un garçon des plus patient et même si Avery a conscience de son envie d’aller plus loin, elle ne peut s’y résoudre. Que se passera-t-il s’il découvrait son sombre passé ? Ses choix ? Il la quitterait sûrement et se détournerait d’elle comme tant de personnes avant lui… Elle ne veut pas risquer de le perdre mais elle craint encore plus son retrait face à ses révélations. Que faire ? Affronter le passé et aspirer à un avenir avec Cam ou continuer de vivre avec ce même passé, craignant que celui-ci ne vous rattrape ?

Quelques Précisions

Ce n’est qu’un tout petit détail, sans grande importance à vrai dire, mais une petite information ne peut pas faire de mal. A un moment donné, Cam fait référence à un film nommé « N’oublie jamais » ce qui surprend manifestement Avery.

« N’oublie jamais » est un film basé sur le bestseller de Nicholas Sparks: « Les Pages de Notre Amour » et est considéré comme une des plus belles histoires d’amour produites par le cinéma. Pour avoir plus d’informations, je vous invite à consulter la fiche du film sur Allociné en cliquant ici.

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Extraits:

Extrait 1

« Deux choses dans la vie flanquaient une trouille bleue à mon petit cœur d’artichaut. La première était de me réveiller en pleine nuit pour me retrouver nez à nez avec un fantôme translucide flottant au-dessus de moi. Certes peu probable, mais foutrement terrifiant. La seconde était d’arriver en retard dans une salle de classe bondée.

Je haïssais être à la bourre.

Je détestais voir les autres se retourner pour me lancer des regards mauvais, ce qui se produisait immanquablement quand on rentrait une minute après le début du cours.

C’était précisément pour cette raison que j’avais passé une partie de mon week-end sur Google Maps à estimer la distance entre mon appartement sur University Heights et le parking réservé aux étudiants habitant hors du campus. J’avais même fait deux fois l’allée-retour le dimanche pour m’assurer que Google ne me tendait pas un piège.

1.9 km exactement.

Cinq minutes en voiture.

J’étais donc partie avec un quart d’heure d’avance, afin de bénéficier de dix minutes de battement avant mon cours de 9h10.

Je n’avais en revanche pas anticipé la queue d’un kilomètre au stop – il ne fallait surtout pas installer de feu dans cette ville classée -, ni le fait qu’il ne resterait pas une seule place sur le campus. Je dus donc laisser ma voiture sur le parking de la gare jouxtant la fac et perdre un temps précieux à glisser mes pièces dans l’horodateur.

Si tu tiens vraiment à traverser la moitié du pays, trouve-toi au moins une place dans une résidence universitaire. Ils doivent bien en avoir, non ? La voix de ma mère me harcelait encore quand je me présentai devant le bâtiment des sciences Robert Byrd, le souffle court d’avoir gravi à grandes enjambées la côté la plus raide et la moins bien située du continent.

Bien sûr, j’avais soigneusement évité les résidences étudiantes, car je savais pertinemment que mes parents finiraient par débarquer à l’improviste et n’hésiteraient pas à tout juger et commenter, et que je souffrirais moins de me prendre un coup de pied dans la tête que d’infliger ça à un spectateur innocent. Pour éviter ce massacre, j’avais préféré puiser dans mes réserves durement obtenues pour m’offrir un deux-pièces voisin du campus.

Ça n’avait pas du tout plu à M. et Mme Morgansten.

Ce qui m’avait d’ailleurs intensément réjouie.

Je commençais cependant à regretter mon petit acte de rébellion car, lorsque je quittai la chaleur moite de cette matinée du mois d’août pour m’enfoncer dans le bâtiment de brique climatisé, il était déjà 9h11. Mon cours d’astronomie avait lieu à l’étage. Mais qu’est-ce qui avait bien pu me pousser à prendre astronomie ?

Peut-être le simple fait d’avoir la nausée rien qu’à m’imaginer subir un nouveau programme de biologie ? Ouais, ça devait être ça.

Je gravis deux à deux les marches du large escalier, franchis à la volée une porte à double battant et rentrai dans… un mur.

Je chancelai vers l’arrière, battant des bras tel un agent de circulation sous acide. Ma besace surchargée glissa de mon épaule, me faisant basculer de côté. Mes cheveux tombèrent devant le visage et un voile auburn obscurcit ma vision tandis que je vacillais dangereusement.

Oh, mon Dieu, j’allais me casser la gueule. Je ne pouvais plus rien y faire. Des visions de nuques brisées tournoyèrent dans ma tête. C’était la lose…

Quelque chose de dur et vigoureux s’enroula autour de ma taille, arrêtant ma chute libre.

Mon sac tomba par terre, et mes bouquins et stylos hors de prix se répandirent sur le sol lustré. Mes stylos ! Mes magnifiques stylos roulèrent dans tous les sens. Une seconde plus tard, je me retrouvai plaquée contre le mur.

Le mur était étrangement chaud.

Le mur gloussa.

– Ouh là, s’exclama un voix grave. Ça va, mon ange ?

Le mur n’en était carrément pas un. C’était un mec. »


Extrait 2

« Je n’arrivais pas à croire que le canon que j’avais bousculé, puis que j’avais fui, vivait juste en face de chez moi. Je ne savais même pas pourquoi cela me turlupinait. Ça n’avait aucune importance. Je ne cherchais pas de copain ni de copine, mais il était incroyablement attirant… et plutôt rigolo… et assez charmant.

Non. Non. Non. Arrête de penser à lui, c’est inutile et vain, alors dors.

J’ai vraiment mangé toute cette salade ? Bon sang, ces cookies me donnent horriblement faim.

– Argh ! grognai-je dans l’oreiller.

Ces réflexions ne cessèrent de me torturer, si bien que, une heure plus tard, je jetai l’éponge et sortit du lit. Depuis le salon, je n’entendais plus ni musique ni bruit émerger de chez Cam. Il dormait probablement à poings fermés, tandis que je rêvais de cookies, de lamelles de poulet et de torses nus.

J’entrai à pas pesants dans la chambre d’amis, qui faisait pour l’heure plutôt office de bureau/bibliothèque, allumai mon ordinateur portable et ouvris ma boîte mail. J’avais un message non lu, venant de mon cousin. Je le supprimai sans même l’ouvrir. Dans la barre d’outils de gauche, je remarquai plusieurs autres messages en gras dans mon dossier « spam ».

Comme je m’ennuyais à mourir, je décidai de les parcourir. Entre deux ventes de médicaments à prix cassés et autres « J’ai un compte à l’étranger », j’appris que Bath & Body Works organisait une vente privée. Je plissai les yeux en découvrant un e-mail arrivé vers 23 heures la nuit précédente.

Je ne connaissais pas l’adresse de l’expéditeur, mais l’objet disait AVERY MORGANSTEN.

Voilà qui était étrange, puisque je n’avais pas indiqué mon vrai nom lorsque j’avais créé mon compte, il y avait donc peu de chances qu’il s’agisse d’une tentative d’hameçonnage.

Seul mes parents et mon cousin connaissaient cette adresse, car, même s’ils avaient mon numéro de téléphone, je préférerais qu’ils me contactent par ce biais. Je ne l’avais donné à personne d’autre.

Mon doigt plana au-dessus de la souris. Un certain malaise me noua l’estomac avant que je clique. Je ramenai mes jambes contre ma poitrine, m’enjoignant de ne pas l’ouvrir, de le supprimer directement – mais c’était plus fort que moi. Comme quand on passe devant un accident de la route. On sait qu’il ne faut pas le faire, mais on tourne la tête pour regarder.

Je le regrettai immédiatement. Mon ventre se tordit davantage et une boule m’obstrua la gorge. Soudain nauséeuse, je m’écartai du bureau et refermai brusquement l’écran de mon ordinateur. Debout au milieu de la pièce, je pris une profonde inspiration en serrant les poings.

Il n’y avait que deux lignes.

Rien de plus.

Deux lignes suffisant à effacer des milliers de kilomètres.

Deux lignes suffisant à me pourrir ma nuit.

Deux lignes venues me traquer jusque dans une petite ville universitaire de Virginie-Occidentale.

Tu n’es qu’une menteuse, Avery Morgansten. Tu le paieras un jour ou l’autre. »


Extrait 3

« Jimmie vint nous rejoindre, jaillissant derrière Brit en lui posant les mains sur les hanches. Je levai les yeux au ciel et elle haussa les épaules, message codé m’enjoignant de me retenir de lui balancer un coup de poing dans le vagin. Mes cheveux me collaient aux tempes et mon pull était légèrement remonté. Nous fûmes bientôt rejoints par un Jacob virevoltant.

J’étais si occupée à me moquer de lui que quand des mains se posèrent sur ma taille, je décollai de vingt bons centimètres.

Brit écarquilla les yeux.

Je pivotai la tête et découvris un visage à peu près inconnu. Le type avait les joues rouges et les yeux légèrement éteints.

– Salut, bafouilla-t-il en souriant.

– Salut.

Je me retournai, adressant une grimace à Brit en m’écartant de lui. Il ne me laissa pas m’éloigner d’un centimètre avant de raffermir son étreinte.

– Tu vas où ? demanda-t-il. On est en train de danser.

Je fis un pas de côté et il m’accompagna sans lâcher prise.

Mon ventre se noua et un frisson étrange me remonta la nuque, me hérissant les cheveux. Soudain projetée plusieurs années en arrière, je me figeai un instant. Brit, Jacob, la fête… tout disparut. Je me sentis plaquée contre lui, perçus ses mains sur la peau nue de mon abdomen. Sans crier gare, la réalité se transforma.

Je n’étais plus ici.

J’étais là-bas, ses mains étaient sous ma jupe, et je ne pouvais plus ni voir ni respirer, la joue enfoncée contre le tissu rêche du canapé.

– Ma belle, me susurra l’autre à l’oreille, danse avec moi.

– Ma belle, m’avait dit Blaine, le souffle chaud. Ne me dis pas que tu ne veux pas.

Le garage se transforma en sous-sol, puis reprit son apparence véritable. J’essayai de m’écarter. Mon cœur battait si fort que je craignais d’être malade.

– Dégage.

– Allez, rien qu’une danse. (Sa main avait glissé sous mon pull.) Tu…

– Lâche-moi. (Ma voix se brisa et je me débattis.) Lâche-moi !

Il y eut un cri de surprise suivi d’un glapissement. Soudain, je fus arrachée à l’étreinte du rustre. Je vacillai en arrière, rentrant dans quelqu’un. Mon pouls s’accéléra. J’écartai les cheveux qui me tombaient devant les yeux et redressai la tête.

Oh, mon Dieu.

Cam l’avait plaqué contre le mur. »

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Mon Avis:

Je ne sais pas réellement pourquoi, mais j’ai tout de suite été attirée par la couverture de ce livre, lorsque je l’ai aperçu à la librairie. Simple et pourtant attirante… En tout cas, après avoir lu le résumé, j’ai craqué et après coup, je ne le regrette absolument pas !

C’est une magnifique histoire d’amour entre deux étudiants, Cam et Avery, raconté du point de vue d’Avery. Ils ont tous les deux un passé qu’ils tiennent secret et qui les tourmente. Si Cam a su plus ou moins aller de l’avant, ce n’est pas vraiment le cas d’Avery.

Il faut dire que la tragédie qui l’a touchée m’a particulièrement émue. Elle vit dans la peur constante de voir son passé se mêler à son présent ou encore de voir ses souvenirs ressurgir et l’empêcher de reconstruire sa vie. Et sa terreur s’accentue lorsqu’elle commence à fréquenter Cam car il lui est vraiment cher et le voir partir lui est insoutenable… mais lui dire la vérité est au-delà de ses forces. La situation d’Avery, notamment son combat constant pour se libérer des chaînes de son traumatisme, est poignante et la patience infinie de Cam, sa douceur et sa prévenance m’ont touché à de nombreuses reprises…

Mais il n’y a pas que crainte et désespoir, loin de là ! Cam a le don de nous amuser et il apporte une véritable note d’espoir et de gaieté dans l’univers d’Avery. Comment ne pas aimer un personnage tel que lui ? Lui qui a su me faire rire avec ses cookies et son harcèlement envers Avery pour qu’elle sorte avec lui ? Inoubliable.

Sans parler de Jacob et Brit, les deux meilleurs amis d’Avery, toujours là pour égayer ses journées… et la pousser vers Cam, bien sûr !

Pour dire court, c’est un livre splendide, mêlant peine et humour, joie et tristesse, et qui sait nous émouvoir. Personnellement, je l’ai dévoré en une seule journée. Impossible de m’en détacher tellement j’étais prise par l’histoire ! En tout cas, je le recommande chaudement car pour moi, il n’y a pas de doute: c’est un véritable coup de cœur !

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Jeu de Patience – Jennifer L. Armentrout


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