La Duchesse Insoumise – Christine Merrill

La Duchesse Insoumise

Titre: La Duchesse Insoumise

(Original: The Inconvenient Duchess)

Auteur: Christine Merrill

Date de Parution: 01 Janvier 2012

Éditeur: Harlequin, Collection Les Historiques, 297 pages

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Présentation de l’auteur:

Christine Merrill vit au Wisconsin, aux Etats-Unis. Voulant profiter de son statut de « femme au foyer », elle a décidée de se lancer dans l’écriture et réaliser ainsi son rêve le plus cher: devenir écrivain. Elle profite depuis de son temps libre pour écrire des romances, des romances qui se révèlent être principalement historiques.

Retrouvez son site www.christine-merrill.com

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Quatrième de Couverture:.

Angleterre, 1815.

Mariée de force au duc Marcus de Haughleigh, ce libertin à la trouble réputation, lady Miranda ronge son frein: vivre dans un château en ruines aux côtés d’un mari ombrageux, voilà qui n’est jamais entré dans ses rêves de jeune fille. Bien sûr, Marcus ne l’a épousée que par devoir, et certes pas par amour. Mais de là à se montrer aussi rude avec elle… S’il croit pouvoir lui imposer cette vie austère sans qu’elle réagisse, il se trompe ! Déterminée à prouver à son mari qu’elle n’est pas femme à se résigner aussi facilement, Miranda se met à le provoquer…

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Description:

Les personnages principaux: Miranda et Marcus.

Agée de vingt-trois ans, Miranda Grey a été élevée par son père, sir Anthony, et par une femme du nom de lady Cecily Dawson dans de très pauvres conditions en dépit de son haut statut social. En effet, son père ayant dilapidé toute leur fortune, perdu leurs terres, et, quelques années plus tard, étant dans l’incapacité de pourvoir à leurs besoins, Miranda a dû se mettre à travailler dur pour maintenir sa famille et les aider du mieux qu’elle le pouvait. Son père, impuissant face à la situation de sa fille et frustré de la voir payer ses erreurs et la privant de cette façon d’une vie plus confortable, l’envoie alors dans le Devon pour rencontrer le duc d’Haughleigh et… l’épouser coûte que coûte. Bien qu’anéantie à l’idée de quitter sa famille et incertaine quant à son avenir, Miranda accepte et se rend sur les lieux. Quelle n’est pas sa surprise lorsque ses yeux se posent sur le duc ! Elle qui s’imaginait un homme plutôt âgé, triste mais amical, se retrouve confrontée à un homme imposant et intimidant, au regard perçant et au caractère colérique, dur et amer. Les circonstances l’exigeant, elle se retrouve mariée très rapidement à ce dernier et si elle a accompli la volonté de son père, elle ne ressent aucune satisfaction. A quoi ressemblera ce mariage s’ils sont dans l’incapacité de communiquer ? Elle qui se sent intimidée et gênée par la présence du duc ne sait que faire pour rendre leur union aussi paisible que possible et le duc ne lui facilite nullement la tâche en lui faisant des reproches et en déversant ses humeurs sur elle… De plus, elle n’a pas la moindre idée de comment être une duchesse… Mais elle est décidée malgré tout à satisfaire son mari et à faire de son possible pour qu’il soit fière d’elle… et ne la jette pas à la rue.

Marcus Radwell, quatrième duc d’Haughleigh, est un homme brisé par le passé. Bien qu’âgé de trente-cinq ans, il n’a toujours pas reconstruit sa vie, rongé par la culpabilité et le cœur brisé par une femme… une femme qui était sa propre épouse. Bien que décédée dix ans plus tôt, il n’a toujours pas réussi à fermer cet épisode de sa vie et son conflit avec son frère cadet St.John n’est pas pour apaiser son esprit. Alors, lorsque sa mère lui fait promettre sur son lit de mort de rencontrer une jeune fille, espérant en faire son épouse, il accepte de mauvaise grâce de la voir et lui donne sa parole. Quelques mois après le décès de celle-ci, il découvre, stupéfait, une jeune femme chez lui, soi-disant attendue et, malgré ses espoirs de voir les plans de sa mère tomber à l’eau avec sa mort, il ne peut fuir et pour protéger son honneur, la demande en mariage. Refusant de commettre la même erreur qu’il a fait avec son précédent mariage, il part la nuit de leurs noces pour résoudre le mystère qu’est Amanda Grey en fouillant son passé, et notamment en retrouvant sa famille. La tête remplie de révélations et de nouveaux problèmes, il revient dans sa résidence du Devon, résolu à mieux connaître sa nouvelle femme, et prêt à l’aider ainsi qu’à lui faire découvrir le bonheur. Mais qui aurait prévu que son cœur pourrait battre à nouveau après toutes ces années de solitude et d’amertume ?

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Extraits:

Extrait 1

« Le duc contempla son verre de cognac. Il aurait dû être en haut, à cette heure, s’occupant de sa nouvelle épouse, et non dans la bibliothèque à essayer de rassembler un courage d’ivrogne.

Il se versa un autre verre et le but. Ce n’était pas ainsi que la journée aurait dû se passer. Il n’avait eu aucun désir de prendre femme et certainement pas celui de se lier à la petite oie blanche qui avait surgi sur le pas de sa porte la veille. Il aurait dû finir par prendre une décision, mais il avait savouré la relative tranquillité de la maison sans la présence de sa mère.

D’abord, il remettrait le domaine en ordre. Et quelque chose devrait être fait à propos de St.John. Une sorte de trêve, au moins. Il faudrait qu’ils résolvent suffisamment leur vieux problème pour ne pas se prendre à la gorge l’un l’autre. Il n’avait pas vraiment envie de chasser son seul parent vivant de la maison pour de bon. Toutefois, ce serait peut-être nécessaire si aucune solution ne pouvait être trouvée.

Il n’avait jamais eu l’intention d’amener une femme dans la situation embrouillée qui était la sienne à présent. Mais quelqu’un avait contraint Miranda à s’y frayer un chemin et maintenant il avait un autre problème à régler. Et il s’était fort mal débrouillé jusqu’ici, l’admonestant dans le vestibule pour des questions pour lesquelles elle n’avait rien à voir, et poussé par les ricanements de St.John à lui donner ce baiser après le mariage. Il pouvait dire, d’après la façon dont elle avait crispé les lèvres au déjeuner, qu’elle était convaincue d’avoir épousé un goujat.

Et maintenant, au lieu de s’excuser et de s’occuper de l’affaire qui l’attendait, il se réfugiait dans la bibliothèque avec une bouteille de cognac. Comme si un excès d’alcool ferait autre chose que diminuer ses capacités à remplir le nouveau devoir qui s’ajoutait à une liste déjà longue.

Pour le moins, cela le rendrait peu attentif et il imaginait que déflorer une vierge requérait une certaine dose de finesse.

Si c’était vraiment le cas de Miranda. Il soupçonnait que non. Le fait qu’elle ait quitté Londres sans être accompagnée lui donnait des doutes. Il ne savait rien de la famille dont elle était issue hormis qu’elle avait subi des torts de la part de la sienne, et cela ne restreignait pas beaucoup le champ où il pouvait choisir une épouse. C’était ainsi qu’il avait gagné sa première femme, également. Il supposait qu’entre sa mère, son frère et lui, il y avait une bonne liste de jeunes filles à marier dont les familles avaient été spoliées. Mais il ne pouvait pas prendre un harem pour réparer l’honneur des siens.

Il vaudrait peut-être mieux, songea-t-il en faisant tourner l’alcool dans son verre, repousser la consommation du mariage, au moins jusqu’à ce qu’il ait pu déterminer la raison pour laquelle sa mère avait été si encline à lui faire épouser cette femme en particulier. Il serait sensé de procéder avec prudence.

Mais quel plaisir en retirerait-il ?

Il sourit à la pensée qui s’était glissée malgré lui dans sa tête. Jeter la prudence à tout vent ? Il était le frère de St.John, après tout. Il serait sans doute raisonnable de retarder la nuit de noces jusqu’à ce qu’il soit sûr de vouloir rester marié à la femme en question, mais cela ne le satisfaisait pas. Si elle était venue chez lui dans l’espoir d’être épousée, elle devait sûrement attendre sa visite.

Il reposa son verre et se dirigea d’un pas lent vers sa chambre.

Si elle était honorable, et que tout cela n’était qu’une horrible méprise, elle méritait la protection de son nom, et devait être prête à se soumettre gracieusement à son nouvel époux. Elle avait eu amplement l’occasion d’arrêter cette farce de mariage au début, mais elle n’avait rien dit. Elle n’avait à présent aucune raison de se récrier devant la conclusion inévitable de la journée.

Mais si elle était une catin qui lui avait été imposée par une combinaison de mauvaise fortune et du désir de sa mère de se racheter ? Alors il pourrait profiter des faveurs de sa femme, sachant qu’il ne prendrait pas des libertés qu’elle n’avait pas déjà accordées ailleurs. Et quand il découvrirait la vérité, il la jetterait à la rue avec armes et bagages, en se moquant de sa réputation. Elle pourrait crier et pleurer tant qu’elle le voudrait, mais sans licence de mariage, il n’y avait pas de mariage. Il n’était pas lié par un contrat légal, et ce ne seraient pas une femme éplorée et un pasteur se tordant les mains qui le persuaderaient de la garder.

Cela dit, le moyen le plus rapide de découvrir son honneur ou son manque d’honneur était de passer à l’action. En voyant la jeune fille nue, il pourrait constater si elle avait un ventre bourgeonnant ou si elle manquait de pudeur.

Mais si elle était innocente ? Alors il lui faudrait manigancer un plan.

Il arriva à sa chambre et s’arrêta, la main sur la poignée de la porte. Comment arranger les choses au mieux ? Dans sa chambre, ou dans celle de Miranda ? Dans celle de la jeune fille, se dit-il. Ainsi, quand ce serait fini, elle pourrait avoir le réconfort de la familiarité, pour autant qu’elle se sente chez elle après un séjour de vingt-quatre heures.

Habillé, ou déshabillé ? Dévêtu serait plus facile, déclara-t-il. Il y avait certainement du plaisir à se découvrir lentement, mais peut-être, dans ce cas, la rapidité serait-elle préférable.

Dévêtu, donc. Mais jusqu’à quel point ? Pas entièrement. Il ne pouvait arriver nu dans sa chambre. Si elle était vierge, il ne pouvait savoir quelles informations elle avait reçues sur les relations conjugales. Se montrer nu et complètement excité n’était pas une façon de donner des leçons d’anatomie. Peut-être en cet instant était-elle assise très correctement dans son lit, dans sa meilleure chemise de nuit et portant sa coiffe, attendant son époux.

Cette pensée le fit sourire.

Fort bien. Dans sa chambre à elle. Il arriverait vêtu de sa robe de chambre, et s’assiérait au coin du lit pour ne pas l’alarmer. Ils discuteraient. Puis il se rapprocherait d’elle. Il lui prendrait la main pour la rassurer. Et il s’emparerait de ses lèvres.

Très vite, il la posséderait, et l’affaire serait conclue.

Il se déshabilla sans l’aide de son valet et enfila une robe de chambre en brocart. Il resserra le nœud de sa ceinture et hocha la tête en signe d’approbation. Voilà. Un plan était en place et les choses allaient se dérouler jusqu’à leur conclusion.

Il ouvrit la porte de communication.

Les choses auraient pu continuer, s’il n’y avait pas eu l’absence d’un élément capital. Sa femme n’était nulle part. »


Extrait 2

« – […] Dites-moi, Miranda, quel goût ont ces fruits ?

– Quel goût ? Un goût de fruits, bien sûr.

– Mais sont-ils plus sucrés que d’habitude, ou un peu passés ? C’est tard dans la saison, vous savez.

– Je… je n’ai pas pris le temps de les goûter, reconnut-elle.

– Vous les ramassez parce que vous les aimez. Et pourtant, alors que vous en êtes entourée, vous ne pensez pas à en manger un seul ?

L’esprit de Miranda s’emplit de souvenirs. Elle avait appris, quand elle était petite, qu’il ne fallait pas manger quand on ramassait des baies dans la nature, près du cottage. On avait mal au ventre et le reste de la famille était privée d’une partie de la cueillette. Il valait mieux attendre de rentrer à la maison et de partager avec les autres.

Et quand on ramassait ces fruits dans une grande maison ? On ne mangeait pas non plus quelque chose qui ne vous appartenait pas. Sa mémoire lui rappela un autre couloir, et un homme souriant qui se tenait trop près d’elle.

Bien sûr, les gentilshommes des grandes maisons n’avaient pas de problèmes pour prendre ce qui ne leur appartenait pas.

– Non, répondit-elle. Je n’y ai pas pensé.

Elle soutint le regard de son mari.

Il soupira.

– Que vais-je faire de vous ?

Il posa une main sur son épaule et la fit reculer jusqu’au mur.

Elle sentit le froid de la pierre dans son dos et elle se remémora les vils chuchotements et le goût des fraises. Et son expression se fit alarmée.

– Fermez les yeux, Miranda. Non, ma chère. Je ne vous ai pas dit: « Regardez-moi comme si j’allais vous manger. » J’ai dit: « Fermez les yeux. »

Elle crispa les paupières et se raidit, attendant le contact d’une main sur son corps.

A la place, elle sentit la touche très légère d’un doigt qui dessinait la ligne droit de ses lèvres.

– Ouvrez la bouche.

Elle sentit le pouce de Marcus lui effleurer de nouveau la bouche, tandis que le reste de sa main se posait sur son menton et la caressait. Elle desserra sa mâchoire avec effort, et le bout de son doigt pénétra entre ses lèvres, lui touchant la langue.

– Goûtez.

Elle perçut le goût du jus de framboise, sucré et délicieux. Sans réfléchir, elle lécha son doigt.

– Encore.

Il glissa une framboise entre ses lèvres et laissa ses doigts s’attarder tandis qu’elle croquait le fruit. Quand il reprit la parole, sa voix était près de son oreille et chuchotait:

– Voilà ce qui vous manque, Miranda. Des plaisirs tout autour de vous, prêts à être cueillis. Aussi suaves que ces fruits. Et tout ce que je peux obtenir de vous, c’est du travail.

Il lui donna une autre framboise et elle immobilisa sa main avec la sienne tandis qu’elle mangeait. Elle entendit qu’il retenait son souffle quand ses dents frôlèrent ses doigts.

Soudain, il l’attira à lui avec son autre bras et elle sentit que le panier qu’elle avait lâché glissait entre eux. Elle ouvrit les yeux et vit les fruits rouges qui tombaient le long de sa chemise et s’écrasaient.

Elle sentit que sa résolution disparaissait tandis que les vieux désirs s’emparaient d’elle et elle le repoussa, remettant les fruits dans le panier.

– Juste ciel, quel gâchis ! Vite, Marcus. Montez et donnez cette chemise à votre valet avant que le jus ne l’abîme.

Les yeux de son mari étaient plus sombres que d’habitude et il y eut un moment qui s’étira entre eux, un moment où elle fut sûre qu’il allait de nouveau lui crier après pour être aussi sotte. Mais il rit. C’était un son qu’elle ne souvenait pas d’avoir déjà entendu. Puis il leva ses mains tachées de jus et prit le visage de Miranda entre elles, l’attirant à lui et l’embrassant avec rapidité et fermeté. Sa langue s’insinua entre ses lèvres ouvertes sous le choc, une fois, avant de s’esquiver. Alors il s’empara d’une poignée de fruits et les écrasa sur sa chemise, en mettant un dans sa bouche.

– Suave, Miranda. Fort suave. Cela vaut bien le prix d’une chemise.

Là-dessus, il s’éloigna dans le vestibule comme si rien ne s’était passé.

Suave, vraiment. Mais voulait-il parler des framboises ou du baiser ? Sans réfléchir, Miranda prit une poignée de fruits et les mangea un par un en se rendant dans la cuisine. »


Extrait 3

« L’horloge du vestibule indiquait 23h55. Peut-être que si elle se trouvait dans la pièce avant lui, elle pourrait se poster près d’une arme avant qu’il arrive. Elle emprunta le couloir désert. Que se passerait-il si on la découvrait maintenant ? Ces témoins se diraient qu’elle cherchait simplement son mari. Elle ouvrit la porte de la pièce obscure et appela doucement:

– Marcus ?

Il faisait très noir. Elle n’avait pas prévu cela. Il n’y avait pas de bougies allumées et le feu couvait, ne révélant que les contours des meubles et de vagues formes. Elle s’avança. Soudain, elle sentit le jeune homme derrière elle, qui la poussait en avant et refermait la porte.

Il fut sur elle avant qu’elle puisse réagir, la plaquant contre le mur de son corps et glissant une main dans ses cheveux.

– Oh, non ! réussit-elle à dire avant que ses lèvres se posent sur les siennes.

L’élément de surprise n’avait pas joué en sa faveur. Ses bras l’attirèrent à lui et il chuchota:

– Ma Miranda chérie. J’ai attendu si longtemps.

Et sa bouche fut de nouveau sur la sienne, tandis que ses mains s’emparaient de son corps. Et elle se rappela la vraie raison pour laquelle St.John était un danger pour elle. Quand il le voulait, il pouvait être très doux, insupportablement doux. Aussi doux que le baiser qu’il lui donnait maintenant, qui était une lente exploration de sa bouche, et qui se changea, quand elle soupira, en un assaut livré entre ses lèvres, tandis qu’il les pénétrait de sa langue selon un rythme qui devint vite frénétique. L’esprit de Miranda lui criait de le repousser, mais son corps réclamait une autre sorte de conclusion. Le compromis entre les deux fut une vaine tentative de ses deux mains sur sa poitrine, et un « Non, il ne faut pas » qui sonna beaucoup plus comme une prière pour obtenir davantage.

St.John la serra plus fort contre lui.

– Oh, si, il le faut. Ici. Maintenant. Vite, avant que quelqu’un nous trouve. N’attendons plus.

– Mon mari…

Elle essaya de rassembler ses esprits pour se défendre contre lui, tandis que ses lèvres descendaient le long de son cou et se posaient sur son épaule.

Il grogna et ses mains glissèrent plus bas, relevant l’ourlet de sa robe et trouvant la chair tendre de son postérieur, pour la triturer et l’écraser contre son sexe durci. Miranda sentit ses doigts s’insinuer entre eux pour atteindre les boutons de ses culottes. Elle sut ce qui allait arriver et se débattit.

– Non ! St.John. Lâchez-moi. Vous avez promis que vous ne feriez pas…

– Quoi ?

Il se raidit contre elle, l’écartant de lui. Alors la porte s’ouvrit et Miranda lutta pour rester debout. Elle vit la silhouette de l’homme qui s’encadrait sur le seuil. Il entra dans la pièce, ferma la porte et craqua une allumette.

– Eh bien, je dois dire, c’est une scène intéressante. J’arrive quelques minutes en retard et découvre que vous avez commencé sans moi. Et quel choix de partenaires !

St.John parcourut la pièce pendant que les yeux de Miranda s’ajustaient encore à la lumière, et alluma une bougie qui emplit l’endroit d’ombres vacillantes.

– L’appréciez-vous autant que je l’ai appréciée, Marcus ? »

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Mon Avis:

Une romance sympathique qui se lit facilement et qui offre un bon moment de détente.

L’histoire présente une bonne intrigue qui enveloppe les personnages d’un petit voile de mystère. Chacun d’entre eux a un secret sur la conscience et bien que l’auteur nous dévoile assez rapidement l’histoire de Miranda, il reste toujours des questions sur Marcus, son passé et son inimitié envers son frère, St.John. Bien que des indices sont donnés au fur et à mesure de l’histoire et que des soupçons commencent à se former dans nos esprits, ce n’est que vers la fin que toute la vérité est mise sur le tapis…

Les personnages de Marcus et Miranda sont assez prévisibles mais j’ai les ai tout de même beaucoup appréciés tant par leur caractère que par leur sens du devoir et de l’honneur. Miranda fait de son mieux pour plaire à son mari et lui prouver son utilité dans la maison, et bien que le choix d’une union ne fut pas une idée des plus réjouissantes pour elle, elle tente de rester fidèle et obéissante à son époux, ce qui est admirable. Marcus, quant à lui, traite davantage Miranda comme un père grognant son enfant que comme son épouse. Ce qui se révèle plutôt amusant, à vrai dire.

Par contre, il y a un personnage qui m’a tout de suite intrigué et je parle de St.John, le frère cadet du duc de Haughleigh. Même si celui-ci se montre incroyablement attentionné et prévenant envers Miranda, il émane de lui une aura de danger qu’il cache bien sous son masque d’amabilité et son sourire engageant. On sent bien qu’il a des intentions cachées et par la tension palpable qui se dégage entre lui et son frère, nous devinons bien sa rancœur envers lui.

En bref, c’est une jolie histoire d’amour et moi qui m’attendais au petit « je t’aime » classique, j’ai été bien surprise…

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