La Fille Du Pirate – Helen Dickson

La Fille du Pirate

Titre: La Fille du Pirate

(Original: The Pirate’s Daughter)

Auteur: Helen Dickson

Date de Parution: 01 Juin 2007

Éditeur: Harlequin, Collection Les Historiques, 352 pages

***

Présentation de l’auteur:

Helen Dickson est une auteure anglaise qui vit depuis toujours dans le Yorkshire du Sud. C’est une incurable romantique et c’est pour cette raison particulière qu’elle s’est mise à écrire des romances, celles-ci se déroulant généralement dans les époques les plus mouvementées de l’histoire anglaise…

***

Quatrième du Couverture:

La Barbade, 1671

A la mort de son père, un célèbre pirate qui écuma durant vingt ans les mers du globe avant d’être arrêté et pendu, Cassandra Everson embarque pour les Caraïbes où elle rencontre le capitaine Stuart Marston. Entre eux, c’est le coup de foudre, bientôt couronné par un mariage. Mais, très vite, des ombres viennent planer sur leur bonheur tout neuf. Car Cassandra ignore que Stuart est l’homme qui a capturé son père. Tout comme Marston est loin de se douter que sa jeune épouse est la fille de son ennemi juré…

———————————————————————-

Description:

Les personnages principaux: Cassandra et Stuart.

Cassandra Everson est une jeune femme splendide, pleine de beauté et de charme, et d’une innocence touchante… en apparence. En réalité, elle se révèle être courageuse, audacieuse et fière, elle n’hésite pas à dévoiler le fond de ses pensées et refuse de se plier aux ordres de quiconque, et surtout pas d’un homme ! Mais il lui arrive souvent de revêtir ce masque pour dissimuler sa vulnérabilité ou ses faiblesses… ce dont Stuart se rend compte très rapidement. Elle tombe sous le charme de Stuart presque immédiatement mais reste prudente malgré tout de peur que ce dernier découvre ses liens de parenté avec le célèbre pirate Nathaniel Wylde, dont elle est la fille. Parvenant à vaincre ses réticences, elle accepte de l’épouser mais les choses se dégradent très rapidement. Ayant eu vent de son lien avec son ennemi Wylde, Stuart prend ses distances et commence à la traiter avec mépris. Cette attitude lui est insupportable mais son amour pour lui est plus fort et elle décide malgré tout de lui laisser le temps de s’accoutumer à cette révélation en espérant pouvoir regagner son amour… tout en ne se laissant pas plier devant ses regards noirs et ses commentaires acerbes.

Stuart Marston dirige le Requin des Mers dont il est le capitaine et le propriétaire. C’est en déchargeant son vaisseau à la Barbade qu’il fera la connaissance de la très séduisante Cassandra. Il sera aussitôt conquis par cette jeune anglaise au tempérament de feu, également délicate et attendrissante, et n’hésitera pas à lui demander sa main quelque temps plus tard. Malgré toute son adoration pour elle, la révélation du nom du père de Cassandra va changer ses sentiments du tout au tout. Si Wylde est son ennemi du fait du meurtre de son frère et qu’il l’a, pour ce fait, envoyé à la potence, Cassandra reste tout de même sa fille, et cela lui est insupportable. Partagé entre culpabilité et amour, il s’éloignera de sa femme tout en la traitant avec dédain et mépris… en tout cas, en s’y efforçant. Incapable d’être cruel en permanence, il montrera de temps à autre de l’inquiétude ou de la tendresse à son égard. Mais le destin étant imprévisible, il se rendra compte au fur et à mesure que Cassandra lui importe bien plus qu’il ne veut bien l’admettre…

Le Contexte:

L’histoire se déroule en 1671 à la Barbade, et plus généralement dans les mers des Caraïbes. Il faut savoir tout de même que la Barbade a été découverte au XVIe siècle et a été occupée par les Anglais à partir de 1627. L’île a peu à peu accueilli des cultivateurs blancs désireux d’exploiter la canne à sucre, et, à la fin du XVIIe siècle, elle est devenue le site d’une exploitation sucrière importante cultivée par des esclaves noirs.

Ceci étant dit, la navigation sur mer n’était pas des plus simple à cette époque. En effet, de crainte de croiser des pirates qui écumaient fréquemment les mers, et spécialement la mer des Caraïbes, les navires voyagent en convois pour augmenter la sécurité et mieux lutter contre les pirates en question. Néanmoins, malgré les précautions, l’économie souffre toujours de la piraterie à la fin du XVIIe siècle…

Quelques Précisions:

Cassandra et Stuart font de temps à autre référence à la bataille de Worcester de 1651, qui a confronté le roi Charles II et Oliver Cromwell.

Petit retour en arrière. Après l’exécution de Charles Ier en janvier 1949, le Parlement abolit la monarchie après avoir dissous la chambre des Lords et Cromwell est persuadé alors d’avoir enrayé toute opposition à la cause puritaine en Angleterre. Pourtant, l’Irlande et l’Ecosse se dressent contre la République et Cromwell envahit alors l’Ecosse en 1650. Contre toute attente, sa tentative d’invasion échoue face au général écossais Leslie qui occupe la montagne, rendant impossible une quelconque manœuvre de la part de Cromwell.

Cependant, il ne s’avoue pas vaincu et ses troupes parlementaires remportent une victoire sur l’armée écossaise de Charles II à Dunbar. L’armée du général Leslie bat en retraite vers le sud du pays et le 3 septembre 1651, lorsque Cromwell fait son apparition à Worcester, il y découvre une armée désorganisée. La victoire est écrasante mais le roi Charles II, couronné roi d’Ecosse après le triomphe de Cromwell à Dunbar, réussit toutefois à s’enfuir.

Ce n’est qu’en 1660 que la monarchie est rétablie et cela permet à Charles II d’accéder au trône d’Angleterre, devenant ainsi roi d’Angleterre en plus de son titre de roi d’Ecosse.

———————————————————————-

Extraits:

Extrait 1

« Pacifié par le sentiment du devoir accompli, Stuart se dirigea à grands pas vers le quai où était ancré le Requin des Mers. Bien que le navire fût son exclusive propriété, il avait été frété par une société de commerce privée, qui utilisait ses services depuis près de deux ans pour le transport de ses marchandises. Il lui restait un dernier voyage à faire aux Indes Orientales pour le compte de la compagnie Wheatley and Roe. Ensuite, il serait enfin libre de se retirer dans le manoir familial du Kent, comblant ainsi les vœux de sa mère, qui souhaitait depuis longtemps le voir prendre femme et fonder un foyer.

Fût-ce cette dernière pensée qui ramena dans son esprit l’image de la jeune inconnue dont le regard avait brièvement croisé le sien sur le quai des exécutions ? Elle avait attiré son attention par la gravité de son attitude, qui détonait au milieu des mouvements excités de la foule. Un involontaire frisson lui avait parcouru l’échine lorsqu’il avait rencontré ses yeux clairs et perçants, seule partie de son visage qui fût demeurée à découvert entre son capuchon baissé et le haut col de son manteau.

A un moment, pourtant, une longue mèche de cheveux couleur de lune, sans doute détachée de son chignon, était venue balayer la joue de la jeune femme. Stuart avait reporté les yeux vers le gibet où Nathaniel Wylde s’apprêtait à subir son supplice, la tête haute et sa chevelure cendrée luisant dans la faible lumière de ce jour d’automne.

Indéniablement, c’était la même nuance, et le sang de Stuart s’était glacé. Se pouvait-il que la jeune inconnue fût la propre fille du condamné ? On lui avait bien dit que le fameux pirate avait donné le jour à une créature aussi intelligente que belle, qui vivait quelque part à Londres avec de proches parents. Mais il n’aurait jamais cru qu’une fille pût avoir le cran d’assister à la pendaison de son père !

« Ce n’est pas possible, c’est un jeu de ton imagination », lui avait soufflé la voix de la raison. Jetant un nouveau coup d’œil vers l’inconnue, il avait remarqué ses deux mains fines crispées sur les bords de son capuchon, qu’elle maintenait rabattu aussi bas que possible sur son visage, et la certitude s’était imposé à lui qu’il était bien en présence de la fille de Wylde. Une jeune femme éplorée, dont il venait de faire condamner le père…

Auprès d’elle se tenait une espèce de géant au visage couturé de cicatrices, et la pensée l’avait effleuré qu’il s’agissait là d’un soudard digne de se balancer aux côtés de Wylde. Un instant, il s’était demandé s’il devait alerter les autorités maritimes. Mais Dieu savait pourquoi, sa soif de vengeance était bel et bien assouvie et il n’esquissa pas un geste quand, se retournant un moment plus tard, il vit les deux étranges compagnons s’éloigner de la populace et s’arrêter un peu plus loin, absorbés dans quelque mystérieux conciliabule.

Qu’ils aillent à leur destin, se dit-il en hélant un fiacre pour gagner plus vite l’embarcadère. Quant à lui, il n’aspirait plus qu’à un copieux déjeuner dans sa confortable cabine, avant de tourner définitivement la page de ce tragique épisode de sa vie.

***

Stuart eut tout lieu de regretter sa mansuétude, lorsque le maître d’équipage vint lui annoncer le lendemain matin que le Dauphin avait été volé pendant la nuit, à la barbe des argousins de l’Amirauté.

– La dernière fois qu’on a vu le navire, il se dirigeait vers la mer. Et tenez-vous bien, milord, il y avait une femme à bord, à ce qu’assurent les témoins. Une créature portant des culottes comme un homme et qui se tenait à la proue, ses longs cheveux blonds flottant au vent !

Comme Stuart le regardait, les yeux agrandis par la stupéfaction, l’homme ajouta, tout gonflé de son importance:

– Et ce n’est pas tout, milord, ce n’est pas tout. Figurez-vous qu’à la faveur de la marée, on a décroché le cadavre de Nathaniel Wylde. Oui, monsieur, quand le bourreau est venu ce matin, il n’y avait plus personne au gibet d’Execution Dock ! »


Extrait 2

« – Si je vous en crois, mon avenir est complètement entre vos mains, dit-elle avec colère, tandis que ses yeux s’emplissaient de larmes de dépit.

Incapable de refréner plus longtemps sa fureur et son désarroi, elle ajouta dans un sanglot:

– Pourquoi n’en finissez-vous pas tout de suite avec moi ? Tuez-moi de votre main, et vous serez débarrassé de ma vile présence à jamais. Tout vaut mieux que de subir ainsi votre animosité et votre injustice…

Stuart la dévisagea, surpris par cette explosion de douleur. L’espace d’une seconde, elle crut voir son regard vaciller sous l’effet d’une imperceptible hésitation. Mais il eut tôt fait de reprendre sa glaciale contenance.

– Je ne vois pas où est l’injustice dans tout cela, rétorqua-t-il. Soyez sûre que si vous n’étiez pas une femme et mon épouse de surcroît, je me montrerais beaucoup plus implacable et n’hésiterais pas à vous livrer aux magistrats. Mais en dépit de vos torts, je ne vous veux pas de mal, quoi que vous puissiez penser.

– J’ai eu la faiblesse de croire que vous m’épousiez pour moi-même, et non pour ma famille, plaida Cassandra en désespoir de cause. Oh, Stuart, l’identité de mon père a-t-elle donc tant d’importance à vos yeux ? Je ne suis pas Nathaniel Wylde, au nom du ciel !

– Peut-être. Mais il m’est difficile d’accepter l’idée que vous n’êtes pas celle que j’avais cru.

La jeune femme avala sa salive et jeta au jeune homme un regard implorant – dans l’espoir éperdu de sauver ce qui pouvait encore l’être.

[…]

– Et me… me désirez-vous encore ? osa demander Cassandra, le cœur battant à se rompre.

Un instant, la flamme sombre de la passion brilla derechef dans le regard de Stuart, rallumant en elle un espoir insensé. Allait-il enfin sortir de la froideur qu’il s’était imposé pour la prendre dans ses bras ?

La gorge palpitante, elle le vit s’avancer vers elle en effet, mais s’il l’attira vers lui, ce fut sous l’impulsion de la colère, non de l’amour.

– Vous… vous me faites mal ! protesta-elle, tandis qu’il la saisissait par les épaules, lui enfonçant les doigts dans la chair au point de la faire crier de douleur.

– Quel homme cesserait de vous désirer après vous avoir possédée une fois ? fulmina-t-il entre ses dents. Vous m’avez ensorcelé, je le reconnais, et je vous ai littéralement dans la peau. Mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vaincre le désir insensé que j’éprouve pour vous. Quand votre frère a assassiné mon frère Stephen, il a déchiré le cœur de tous les miens. Je ne vous permettrai pas d’empoisonner ma vie comme il l’a fait. Si je cédais à la tentation de coucher de nouveau avec vous, je me mépriserais jusqu’à la fin de mes jours, comprenez-vous ?

Il laissa retomber ses mains et elle resta un instant muette, tandis que ces mots résonnaient en elle comme le glas de ses dernières espérances.

Puis, relevant la tête avec fierté:

– Vous avez eu au moins le mérite d’être clair, reconnut-elle. Soyez sans crainte, je prendrai soin de vous éviter, du moins autant qu’il sera en mon pouvoir dans l’espace exigu de ce navire. Et maintenant, peut-être feriez-vous mieux de sortir – avant de vous livrer à des extrémités que vous regretteriez certainement après coup.

Sans répondre, il lui tourna le dos et quitta la cabine, dont il fit claquer la porte derrière lui. Cassandra demeura immobile, la respiration oppressée, à écouter décroître le bruit de ses pas. Puis elle se laissa tomber sur un siège et put enfin donner libre cours aux larmes qu’elle retenait depuis si longtemps. Si seulement elle avait pu courir après lui et lui assurer qu’elle était prête à tout accepter de lui, pourvu qu’il ne l’exclût pas totalement de sa vie !

Hélas, à peine eut-elle formulé ce désir qu’elle crut voir briller devant elle le regard indomptable de son père et eut honte de sa propre faiblesse. Comment pouvait-elle se montrer si pusillanime, au nom du ciel ? La fille de Nathaniel Wylde ne s’abaisserait pas à supplier un homme qui lui marchandait ainsi son amour !

– Vous pensez m’écarter de votre chemin et vous détacher de moi, Stuart Marston ? murmura-t-elle d’un ton de défi. Eh bien vous allez déchanter, je vous en donne ma parole. A partir de maintenant, je vais me montrer la plus aguicheuse des femmes, jusqu’à ce que ce soit vous qui me suppliiez de vous redonner ce à quoi vous aviez renoncé si aisément ! »


Extrait 3

« Laissant les messieurs siroter leur brandy après le dîner, Cassandra et Rose montèrent sur le pont pour respirer l’air frais de la mer. Avachis sur des ballots de chanvre, les matelots tâchaient d’oublier leur oisiveté forcée en chantant des ballades, que l’un deux accompagnait en pinçant languissamment les cordes d’une cithare.

Mais à la vue des deux jeunes femmes, le musicien s’enhardissant se mit à jouer une gigue endiablée, pour le plus grand plaisir de ses compagnons. Poussant de vigoureux vivats, les hommes accompagnèrent l’instrument en frappant dans leurs mains, avant de se mettre à virevolter en ponctuant leur prestation de joyeux éclats de rire.

Ce fut l’instant que choisit Daniel Stark pour remonter de la salle à manger. Conquis aussitôt par l’ambiance qui régnait sur le pont, il s’approcha de Cassandra et la prit sans façon par la taille pour l’entraîner dans la gigue.

– Mais voyons, cela ne se fait pas ! protesta d’abord la jeune femme, qui luttait pour préserver sa dignité de femme du capitaine.

– Quel mal y a-t-il à cela ? répliqua son partenaire, dont les yeux gris, dans le visage hâlé, brillaient d’une excitation toute juvénile.

D’un coup d’œil, Cassandra constata que Rosa était déjà entrée dans la ronde, aux bras d’un beau marin au regard aussi audacieux que ses gestes étaient conquérants. La joie des matelots s’avérait si contagieuse que Cassandra oublia tout en un instant pour se livrer sans arrière-pensée au plaisir de la danse.

Lorsque Stuart, quelques instants plus tard, émergea à son tour de l’écoutille, la scène qu’il découvrit avait tout pour le clouer sur place d’incrédulité et de stupeur.

Seule avec Stark au milieu d’un cercle de marins qui des pieds et des mains marquaient la cadence, Cassandra évoluait sur le pont au rythme enfiévré de la gigue, ses jupes froufroutant et ses prunelles pervenche étincelant à la lueur des lanternes.

La tête rejetée en arrière et le corps ondoyant au gré du tempo, elle était si splendide ainsi que Stuart, déglutissant avec peine, se tint coi, dissimulé dans l’ombre d’un paquet de cordages. Mais que ne devint-il pas lorsque son regard tomba sur le malencontreux Daniel Stark, occupé à dévorer littéralement sa cavalière des yeux, avec une expression qui ne pouvait laisser aucun doute sur l’ardent désir qu’elle lui inspirait ?

Fou de colère et de jalousie, Stuart serra les poings dans l’obscurité et prit sur lui pour ne pas se donner en spectacle en bondissant sur le couple de danseurs. La poitrine oppressée, il observa encore Cassandra, dont le sens du rythme et la grâce innée se déployaient avec une aisance époustouflante. Lorsque les derniers accords de la gigue retentirent dans la nuit étoilée des tropiques, force lui fut de s’avouer que si Cassandra n’avait pas été déjà son épouse, elle l’aurait conquis en cet instant au point de lui faire oublier le reste du monde.

Essoufflée, le jeune femme cependant déclinait l’offre du jeune Stark qui la suppliait d’accepter une autre danse.

– Non, non, je suis hors d’haleine ! assura-t-elle en riant.

Laissant les matelots à leurs réjouissances, elle s’éloigna de quelques pas vers le bastingage et ses yeux fouillaient l’ombre environnante quand elle eut la surprise de rencontrer le regard sombre de Stuart, qui semblait lancer des éclairs dans un visage décomposée par la colère.

« Cette fois, il est bel et bien hors de ses gonds » songea-t-elle avec la vague prescience d’un danger.

Prenant une profonde inspiration, elle décida d’affronter la situation et s’avança résolument vers Stuart, Daniel Stark sur les talons. »

———————————————————————-

Mon Avis:

De manière générale, j’ai bien apprécié cette romance. Je me suis laissé entraîner par l’aventure et par l’histoire complexe et explosive de Cassandra et Stuart.

L’histoire d’amour présentée n’est pas des plus tendres et beaucoup de sentiments contradictoires s’y mêlent tels que l’amour et la haine, la joie et la tristesse, le ressentiment et l’espoir… et même la cruauté.

En effet, Stuart m’a semblé être un personnage plutôt dur, cruel et impitoyable envers Cassandra. Certes, il y a des moments où il montre de l’affection ou de la tendresse mais généralement, il essaie de masquer ses sentiments et arbore une expression froide de dédain et de mépris. J’ai été quelque peu surprise de son attitude car si on a affaire à un jeune homme séduisant, plein de malice et de grâce au début du livre, ce n’est plus le cas par la suite où j’ai eu du mal à reconnaître le personnage… Quand on traite sa femme de catin, que l’on informe celle-ci que son seul contact lui est intolérable ou quand on lui jette des menaces, on a du mal à croire qu’il y a de l’amour quelque part.

J’ai lu, tout en étant émerveillée par la complexité de leur relation et stupéfiée par l’évolution des rapports entre eux, et j’ai admiré le travail de l’auteur qui a su donner une réelle profondeur à ses personnages. Personnellement, j’ai admiré le personnage de Cassandra pour son caractère farouche, son courage et sa vulnérabilité intérieure. Par contre, Stuart ne m’a pas vraiment convaincu, je m’attendais à mieux de sa part…

En effet, même à la fin du livre, j’ai l’impression qu’il ne lui a pas tout à fait pardonné d’être la fille de son ancien ennemi, bien que Cassandra, sous sa demande, a cessé d’idéaliser son père pour lui prouver qu’elle tenait sincèrement à lui…

Cependant, ce fut une lecture digne d’admiration et je dois dire que je ne me suis pas ennuyé un seul instant !

———————————————————————-

Intéressé par ce livre ? Retrouve-le sur amazon.fr ici:

La Fille du Pirate – Helen Dickson


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s